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L'affaire Puerto classée!

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Faute de loi et de preuves, la justice espagnole blanchit les personnes impliquées dans le scandale de dopage, qui a privé notamment Jan Ullrich et Ivan Basso de participer au dernier Tour de France.

La justice espagnole n'a rien fait pour redorer l'image du cyclisme et redonner foi à ses détracteurs.

Lundi, le juge Antonio Serrano a décidé de classer l'affaire Puerto après avoir conclu qu'aucune charge ne pouvait être retenue selon les termes de la loi espagnole.

Le juge Serrano a reconnu qu'il y avait bel et bien eu pratiques dopantes, mais qu'il ne disposait pas de preuves suffisantes pour établir le délit de mise en danger de la santé d'autrui.

Le juge a donc, par conséquent, accordé un non-lieu aux cinq personnes qui étaient poursuivies dans ce dossier, dont le docteur Eufemiano Fuentes, tête dirigeante du réseau. Les possibilités d'appel existent toutefois.

« Au contraire des législations française et italienne [...], il n'y avait pas au moment des faits de loi dans la législation espagnole réprimant pénalement les pratiques liées au dopage », indique le juge espagnol dans un procès verbal.

Le 2 novembre 2006, les députés espagnols ont approuvé une nouvelle loi antidopage qui prévoit des peines de prison pour les personnes fournissant aux sportifs des produits dopants ou incitant à leur consommation.

Privés du Tour de France

En mai dernier, ce scandale espagnol de dopage avait privé plusieurs coureurs de prendre le départ du Tour de France, dont l'Allemand Jan Ullrich, maintenant retraité, et l'Italien Ivan Basso, deuxième en 2005.

Outre le Dr Fuentes, ancien médecin des équipes espagnoles Kelme et Once, quatre autres personnes avaient été interpellées: Manolo Saiz, gérant de l'équipe espagnole Liberty, Ignacio Labarta, directeur sportif adjoint de l'équipe espagnole Communauté de Valence, le Dr José Luis Merino de Madrid et le coureur de vélo de montagne Alberto Léon.

Les perquisitions menées à l'époque avaient débouché sur la saisie de plus de 100 poches de sang congelé et plus de 100 poches de plasma sanguin, de nombreux documents liés à des pratiques dopantes de cyclistes et à leurs plans d'entraînement, du matériel de congélation et de centrifugation.

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