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Un plan d'action pour contrer l'homophobie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse fait sept recommandations à Québec pour qu'il adopte une politique nationale de lutte contre l'homophobie.

Le gouvernement du Québec est invité à mettre en oeuvre une politique nationale de lutte contre l'homophobie.

C'est la première recommandation contenue dans un rapport rendu public par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

Ce rapport intitulé De l'égalité juridique à l'égalité sociale a été rédigé par le Groupe de travail mixte contre l'homophobie (GTMH).

Victimes de discrimination

Le GTMH s'est penché sur les conditions de vie des personnes appartenant à une minorité sexuelle.

Appartient à une minorité sexuelle toute personne homosexuelle, lesbienne, bisexuelle, transexuelle ou transgenre.

Le résultat de ses travaux démontre que les personnes appartenant à une minorité sexuelle sont toujours victimes de discrimination dans divers secteurs d'activités:

  • l'école et le travail;
  • la famille;
  • la santé et les services sociaux;
  • le sport et les loisirs;
  • la sécurité publique et la justice.

La vulnérabilité

On constate à la lecture du rapport que les personnes appartenant à une minorité sexuelle sont plus vulnérables que le reste de la population.

Ainsi, environ 50 % des personnes homosexuelles (jeunes ou adultes) ont été victimes de violence homophobe au cours de leur vie.

Un autre élément de vulnérabilité: le taux de personnes homosexuelles et bisexuelles qui disaient avoir consommé des drogues illicites en 1998 était supérieur à celui des personnes hétérosexuelles.

Quant au suicide chez les jeunes, le rapport rappelle que le risque d'avoir des idées suicidaires ou de faire une tentative de suicide est entre 6 et 16 fois plus élevé chez les jeunes gais et bisexuels que chez les jeunes hétérosexuels.

Vers une stratégie nationale de lutte contre l'homophobie

Au terme de son étude, le GTMH constate qu'« aucune structure gouvernementale n'a la responsabilité de conseiller le gouvernement concernant les réalités des personnes de minorités sexuelles, alors que de telles structures existent pour les jeunes, les femmes, les personnes aînées, les communautés culturelles et les personnes handicapées ».

Après avoir souligné que la lutte contre l'homophobie est l'affaire de toute la société, le rapport affirme que « la société québécoise doit se doter d'une stratégie continue, à l'échelle nationale, de lutte contre l'homophobie ».

Pour y parvenir, le GTMH fait sept recommandations générales au gouvernement du Québec:

  • que Québec adopte et mette en oeuvre une politique nationale de lutte contre l'homophobie: cette recommandation est assortie de quatre objectifs;
  • que le premier ministre du Québec désigne un ministre responsable de la mise en oeuvre d'une politique nationale de lutte contre l'homophobie;
  • que Québec mette en place une structure pour assurer la mise en oeuvre et l'évaluation d'une politique nationale de lutte contre l'homophobie;
  • que Québec adopte un plan d'action national de lutte contre l'homophobie comportant les mesures mises de l'avant dans ce rapport;
  • que Québec mette en oeuvre une campagne nationale de sensibilisation à la lutte contre l'homophobie axée sur la mise en valeur de modèles positifs issus des communautés LGBT;
  • que Québec s'assure que le budget global des subventions versées aux organismes communautaires LGBT soit maintenu et que de nouvelles sommes leur soient attribuées;
  • que Québec soutienne la mise en place d'une chaire de recherche universitaire sur les réalités des personnes de minorités sexuelles et sur les impacts de l'homophobie et de l'hétérosexisme.

Finalement, le groupe de travail adresse aussi des recommandations particulières à neuf ministères du Québec et à sept autres organismes publics pour favoriser l'épanouissement des personnes appartenant à une minorité sexuelle.

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