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Une démolition, un deuil

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des ouvriers commencent la destruction de la maison de jeunes Ungdomshuset, lieu phare de la culture underground en Europe. Après trois jours de révolte, les jeunes se résignent et pleurent sa disparition.

Après trois jours d'émeute, les marginaux se résignaient, lundi, à la destruction de la Ungdomshuset, une maison de jeunes très connue en Europe. Des mesures de prévention particulières ont été prises pour éviter que d'autres manifestations de colère ne surgissent.

Les ouvriers qui travaillent sur le chantier ont le visage couvert afin que les manifestants ne les reconnaissent pas. Le nom de l'entrepreneur choisi pour la démolition a été effacé des grues et autres machineries lourdes. Les forces policières, pour leur part, se font nombreuses aux abords du site.

Depuis 25 ans, les marginaux se rassemblaient dans ce lieu phare de la culture underground en Europe. Ils étaient nombreux à pleurer lundi matin. D'ailleurs, plusieurs adolescents vivant à Copenhague ne sont pas allés à l'école pour être sur les lieux lors des premières étapes de la démolition.

Sur les ondes de la radio danoise, des citoyens, dont plusieurs parents, ont déploré la démolition du lieu, qui permettait à une partie de la jeunesse danoise de s'occuper de manière créative, selon une résidente.

Jeudi dernier, les autorités ont évacué de force tous les adolescents qui se trouvaient dans la Ungdomshuset. Trois jours d'émeute ont suivi, et des milliers de personnes sont descendues dans les rues. Plus de 600 jeunes, dont 20 mineurs, ont été interpellés et gardés en prison. Les événements ont fait trois blessés légers.

Propriété de la ville de Copenhague, la Ungdomshuset a été vendue à une communauté religieuse fondamentaliste, qui a obtenu le droit d'expulser tous les occupants en août dernier.

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