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Cheney échappe à un attentat

Radio-Canada

Un attentat-suicide à l'entrée de la base américaine de Bagram, près de Kaboul, où se trouvait le vice-président américain Dick Cheney, fait une douzaine de morts et plusieurs blessés.

La base militaire américaine de Bagram, en Afghanistan, où se trouvait le vice-président américain Dick Cheney, a été la cible d'une attaque tôt mardi matin.

Selon les autorités américaines et afghanes, un kamikaze s'est fait exploser à l'entrée de la base située à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul. L'armée précise que la vie du vice-président n'a jamais été mise en danger.

Une douzaine de personnes, dont au moins deux militaires, un Américain et un Sud-Coréen, seraient morts au cours de l'attaque qui a aussi fait de nombreux blessés.

Un porte-parole des talibans a revendiqué l'attentat, précisant que la guérilla islamiste était au courant de la présence du vice-président dans la grande base militaire de Bagram.

Des analystes ont d'ailleurs été nombreux à voir dans cet attentat une illustration du fort degré d'infiltration de sympathisants islamistes au sein de l'appareil sécuritaire afghan. « Cela démontre combien les militants ont infiltré les réseaux d'information des services de renseignement afghans; c'est un attentat très révélateur », a expliqué à l'AFP un spécialiste pakistanais de la défense.

Le vice-président Cheney n'a que brièvement commenté l'attaque, indiquant qu'il y voyait une autre tentative « pour mettre en cause l'autorité du gouvernement central. » Il s'est entretenu peu après l'attentat avec le président afghan Hamid Karzaï, et a ensuite quitté le pays pour Oman.

L'an dernier, la guérilla talibane a commis 139 attentats-suicides, soit cinq fois plus qu'en 2005. La plupart des observateurs craignent que ce nombre d'attaques soit encore plus élevé en 2007, en raison des échecs sécuritaires enregistrés depuis plusieurs mois par les forces gouvernementales afghanes, américaines, ainsi que celles de l'OTAN.