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Toronto intéressée au marché du carbone

Radio-Canada

Le chef de la direction du Groupe TSX Richard Nesbitt réclame la création d'un marché du carbone au Canada.

La Bourse de Toronto, par l'entremise du chef de la direction du Groupe TSX Richard Nesbitt, réclame la création d'un marché du carbone au Canada.

De nombreux experts estiment qu'un des meilleurs moyens de lutter contre les gaz à effet de serre serait de mettre en place un marché d'échange de crédits de gaz à effet de serre. Les entreprises qui réduiraient leurs émissions au-delà des objectifs fixés pourraient vendre les crédits restants sur le marché.

Ce marché climatique, dont la création est prévue dans le protocole de Kyoto, permettrait de mieux gérer les risques associés aux changements climatiques. Mais pour que ce système de négociations du carbone soit créé, le ministère fédéral de l'Environnement doit établir un cadre réglementaire. Le gouvernement Harper détient toutes les informations nécessaires, mais hésite à passer à l'action.

« L'idéologie conservatrice est essentiellement de laisser le marché opérer tout seul », souligne Philippe Crabbé, professeur à l'institut de l'environnement à l'université d'Ottawa.

Dans le cas présent, l'intervention du gouvernement Harper est nécessaire, puisque le marché du carbone dépend des mesures environnementales prises par les pays signataires du protocole de Kyoto.

Les trois partis d'opposition à Ottawa et les groupes écologistes exigent la mise sur pied d'un marché canadien du carbone.

Toronto et Montréal

Après avoir entrepris des négociations avec les marchés financiers de Toronto, la Bourse de Montréal a conclu en juillet 2006 une entente avec le marché climatique de Chicago, le pionnier en matière de produits environnementaux.

Le président et chef de la direction de la Bourse de Montréal, Luc Bertrand, explique s'être tourné vers Chicago puisque la réponse de Toronto se faisait attendre: « Il faut l'admettre, la Chicago Exchange est la plus avancée. »

Pour Philippe Crabbé, la compétition entre Toronto et Montréal n'est pas inquiétante: « La concurrence, c'est le dogme selon lequel toutes les Bourses du monde fonctionnent. » Selon lui, il y aurait une division des responsabilités entre les deux Bourses: Toronto se spécialiserait dans le marché au comptant du carbone, alors que Montréal se concentrerait sur des produits dérivés et des instruments financiers plus complexes, comme des assurances.

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