•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le mal du siècle?

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un sondage mené simultanément aux États-Unis et au Canada montre que 16,6 % des Nord-Américains ont reçu un diagnostic de cette maladie. Mais le taux réel de dépression pourrait être plus élevé encore...

Un Nord-Américain sur six souffre de dépression.

C'est ce que révèle un sondage Ipsos Reid qui précise que 14 % des répondants canadiens et 20 % des répondants américains reconnaissent avoir reçu un diagnostic de dépression.

Mais les proportions augmentent quand on demande aux répondants s'ils pensent souffrir de cette maladie, sans qu'un diagnostic ait été établi: le taux passe alors à 22 % chez les Canadiens et à 21 % chez les Américains.

Selon 84 % des répondants, aider les employés souffrant de dépression devrait être une priorité pour les entreprises.

Plus de femmes, plus de pauvres

Le taux de dépression est plus élevé:

  • chez les femmes que chez les hommes;
  • chez les gens ayant des revenus moins élevés ou un niveau de scolarité plus bas.

Le sondage montre aussi que 90 % des répondants comprennent bien la maladie, qui, selon eux, est créée par un déséquilibre chimique dans le cerveau.

Un colloque pour faire augmenter le financement

L'ambassadeur du Canada à Washington, Michael Wilson, a indiqué que la publication de ce rapport a incité les États-Unis et notre pays à tenir un colloque sur la santé mentale.

La rencontre réunira des scientifiques et des chefs d'entreprise afin de trouver « un remède et une stratégie préventive » pour contrer les principales maladies mentales.

Elle aura pour objectif principal de faire augmenter le financement de la recherche sur les maladies mentales au cours des 10 prochaines années.

M. Wilson souhaite qu'on établisse un plan d'action qui montre clairement une volonté collective de vaincre la dépression.

L'ambassadeur s'intéresse de très près aux maladies mentales depuis qu'un de ses fils s'est suicidé.

Pour le co-commissaire du colloque, le psychiatre canadien Bill Wilkerson, les récents progrès médicaux permettent de croire que la guérison n'est plus un rêve invraisemblable.

Le docteur Wilkerson a reçu un prix l'automne dernier pour son engagement sur la question de la santé mentale au travail au Canada.

Une conférence qui se tiendra à Ottawa, à l'automne prochain, devrait marquer le début des travaux de ce colloque bilatéral.

La firme Ipsos-Reid a mené un sondage téléphonique les 31 janvier et 1er février auprès de 1000 Canadiens et de 1000 Américains. Sa marge d'erreur est de 2,2 points, 19 fois sur 20.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.