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L'Hôpital juif condamné

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un homme expulsé de l'établissement parce qu'il voulait manger un spaghetti non casher dans la partie casher de la cafétéria recevra une compensation de 10 000 $.

L'Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis de Montréal devra verser une compensation financière de 10 000 $ à Yvon Verreault.

Il y a deux ans, le gardien de sécurité de la cafétéria de l'établissement a demandé à cet ambulancier de quitter les lieux parce qu'il s'apprêtait à déguster un spaghetti non casher dans une zone où, selon les règlements, seule la nourriture casher peut entrer.

Dans un jugement rendu le 7 décembre dernier, la Commission des droits de la personne a reconnu que l'hôpital a omis d'accommoder l'homme. En étant expulsé, M. Verreault a été brimé dans sa liberté de religion et de conscience, ainsi que dans le respect de sa vie privée.

La direction de l'hôpital a pris connaissance de la décision vendredi. Elle réserve ses commentaires pour la semaine prochaine. Du côté du Congrès juif canadien, on souhaite que l'hôpital porte la décision en appel.

Dans son jugement, la Commission a estimé que « la liberté de religion implique une absence de coercition ou de contrainte, chacun étant libre d'avoir et de manifester les croyances et les opinions que lui dicte sa conscience ».

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