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Harper maintient sa position

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Commentant le rapport du Groupe d'experts de l'ONU, le premier ministre canadien répète que les objectifs du protocole de Kyoto sont irréalistes. Le ministre John Baird, lui, est surpris par l'ampleur du consensus dans la communauté scientifique.

Le premier ministre Stephen Harper a approuvé le contenu du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations unies publié vendredi. Il a précisé que son gouvernement est conscient qu'il doit prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Toutefois, il a répété que les objectifs du protocole de Kyoto étaient irréalistes et que le Canada devait trouver un compromis entre le développement économique et les considérations écologistes.

« La première étape, l'étape réaliste de tout plan, est de tenter au cours des prochaines années de stabiliser les émissions et, évidemment, de les réduire à long terme », a expliqué le premier ministre lors d'une conférence de presse.

Dans une nouvelle lettre dévoilée par les libéraux de Stéphane Dion, on apprend que le premier ministre a déjà qualifié le protocole de Kyoto de « fraude ». Cette révélation survient quelques jours après que les libéraux eurent dévoilé une première missive dans laquelle M. Harper qualifiait le réchauffement climatique de « complot socialiste ».

Baird surpris par l'ampleur du consensus scientifique

De son côté, le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, s'est dit surpris l'ampleur du consensus dégagé par les scientifiques au sujet du réchauffement planétaire.

« Je sais que c'est une situation très grave. Ce qui était une grande surprise, c'est que 300 scientifiques du monde entier disent que c'est sans doute, sans doute, [l'activité humaine qui soit la cause du réchauffement]. Ça, c'est une grande surprise pour moi », a-t-il dit en entrevue à Radio-Canada, vendredi, depuis Paris.

Les conclusions du rapport du GIEC, présenté vendredi, affirment que le climat de la terre se réchauffe, que l'activité humaine en est la principale cause et que le processus s'accélère. « Avec un tel rapport, qui dit sans équivoque que la planète se réchauffe, tous les gouvernements doivent agir », a dit M. Baird.

La solution n'est toutefois pas le protocole Kyoto, a réitéré le ministre. « C'est très important pour le gouvernement du Canada de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais on ne veut pas prendre 5 milliards aux contribuables pour atteindre les objectifs de Kyoto si un autre pays comme la Russie ne fait rien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. »

« D'ailleurs, a-t-il poursuivi, Kyoto a été signé il y a 10 ans et Stéphane Dion n'a rien fait depuis. » Le ministre affirme que son gouvernement préfère réduire les émissions de gaz à effet de serre en réglementant les entreprises, « dans toutes les industries et toutes les régions. »

À cet égard, il a confirmé l'intention du gouvernement de ne pas fixer de cibles nationales en matière de lutte aux gaz à effet de serre. Les objectifs seront élaborés sur l'intensité des émissions industrielles plutôt que sur une base absolue. Autrement dit, les entreprises pourront augmenter leurs émissions de GES si, en proportion de leur production, il y a baisse. Les environnementalistes et les trois partis d'opposition dénoncent cette volonté gouvernementale.

M. Baird entend aussi améliorer la qualité de l'air au pays. « Ça ne sert à rien de réduire les gaz à effet de serre si la qualité de l'air est mauvaise. L'environnement, c'est aussi la qualité de l'air, le transport public. Et pour ça, nous sommes prêts avec notre projet de loi », a-t-il dit.

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