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Un rapport qui donne des frissons

Radio-Canada

Un rapport élaboré par 2000 scientifiques pour le compte de l'ONU évoque une inquiétante accélération du réchauffement de la planète due à l'activité humaine, rapporte le Toronto Star.

Les prévisions des spécialistes en environnement ne prêtent guère à l'optimisme. On apprend en effet que le rythme du réchauffement climatique sera deux fois plus rapide d'ici 2030, comparativement au dernier siècle. C'est du moins ce qui ressort d'un nouveau rapport de l'ONU dont le Toronto Star a obtenu copie.

Ce rapport du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat de l'ONU devrait être divulgué le 2 février, à l'occasion de la Conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale. Il met en cause l'activité humaine qui est responsable du réchauffement du climat observé depuis la deuxième moitié du 20e siècle, et ce, en raison des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Comme conséquence de cette accélération du réchauffement de la planète, les scientifiques prédisent une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes et une déviation de la trajectoire des tempêtes des tropiques vers les pôles.

Les auteurs du rapport sont convaincus que les gouvernements et les industries n'auront plus le choix d'agir. Brossant un tableau inquiétant des futures perturbations climatiques consécutives aux émissions de GES, ils notent que « les influences humaines perceptibles se prolongent maintenant à d'autres aspects du climat, y compris les températures continentales moyennes, les modèles de circulation atmosphériques et les autres formes d'extrêmes ».

Il est « très probable que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les grosses précipitations deviennent plus fréquentes », avertissent les 2000 scientifiques qui ont contribué à la rédaction de ce rapport.

Le document note que le réchauffement climatique du aux GES a augmenté de 20 % pendant la dernière décennie. Il s'agit du plus grand changement observé depuis les 200 dernières années.

Les scientifiques n'écartent pas une hausse de la température moyenne de 2 à 4,5 degrés Celsius au-dessus du niveau qui a précédé la révolution industrielle, il y a environ 250 ans.

Tous les continents, excepté l'Antarctique, ont été touchés par le réchauffement pendant la dernière moitié du siècle. Les plus grands impacts ont été enregistrés dans l'Arctique canadien et d'autres régions nordiques.

Réfutant les arguments des sceptiques, les scientifiques soutiennent qu'« il est extrêmement peu probable que les changements climatiques des 50 dernières années soient provoqués par des événements naturels », ajoutant que onze des douze dernières années ont été les plus chaudes de l'histoire récente de la Terre.