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Les pétrolières reculent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les raffineurs, Esso en tête, réduisent leur prix de 1,3 ¢ après qu'une hausse du prix de leur produit, attribuable selon certains à une surcharge préventive, eut provoqué une controverse au Québec.

Quelques heures avant une rencontre convoquée par le gouvernement de Jean Charest, mercredi, la pétrolière Esso a diminué ses prix à la rampe au Québec. Le mouvement a rapidement été suivi par les autres raffineurs.

Shell a donc abaissé de 0,9 ¢ le litre son prix à la rampe - le prix fixé par les raffineurs - pour le Québec, et haussé de 0,4 ¢ celui de l'Ontario. Habituellement, les fluctuations entre les deux marchés sont parallèles.

Le ministère québécois des Ressources naturelles a toutefois indiqué au quotidien La Presse qu'Esso avait fourni les composantes de ses structures de prix, et que « rien ne montre que la pétrolière prélève une redevance en prévision du Fonds vert ».

Mercredi, une requête pour autorisation d'exercer un recours collectif contre des pétrolières a été déposée en Cour supérieure du Québec, au nom de tous ceux qui ont acheté des produits pétroliers au Québec depuis le 1er janvier 2007.

On y allègue que Petro-Canada, Shell Canada, Ultramar et la Compagnie pétrolière Impériale se sont illégalement concertées afin d'augmenter le prix de leurs produits - de 1,3 ¢ par litre - sous prétexte de se prémunir contre l'imposition d'une redevance annoncée par Québec. Cette redevance sert à financer le plan du gouvernement de développement durable, alors même qu'elle n'est pas encore exigible.

Le vice-président de l'Impériale, Robert Théberge, a rencontré le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, mercredi. Il a soutenu que cette soudaine baisse du prix n'était pas liée à la rencontre, mais « aux conditions du marché. » M. Théberge avait pourtant déclaré la semaine dernière que les pétrolières s'étaient « protégées » en introduisant dès le début janvier une marge de 1,3 ¢ le litre dans le prix à la rampe au Québec.

La Régie de l'énergie examinera ce qui s'est passé à la fin décembre et au début janvier, lorsque les prix ont grimpé.

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