•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La laïcité au Québec

Vendredi 12 janvier

Comment vivre sa foi tout en restant moderne? Comment respecter ses principes religieux dans un Québec laïque?

Dominique Poirier discute de ces questions d'actualité avec trois personnes de confessions différentes: Jeff Lorrain, pasteur de l'église évangélique La Bible parle, Lise Ravary, rédactrice en chef du magazine Châtelaine qui s'est convertie au judaïsme, et Donald Tremblay, de la paroisse catholique Sainte-Marie-du-Lac du diocèse de Saint-Jérôme.



Jeudi 11 janvier

Prier ou ne pas prier avant les conseils municipaux? Telle est la question que se posent les élus de certaines villes du Québec - et aussi plusieurs citoyens. Le journaliste Achille Michaud et le réalisateur Pierre Huard font état du débat.

Dans la province, la prière a presque toujours fait partie des rencontres municipales, en début de séance. La pratique a cependant commencé à diminuer dans les années 80. À Montréal, le rituel a pris fin en 1986.

Aujourd'hui, plus de 300 municipalités s'adonnent toujours à cette pratique. Croyants d'un côté, athées de l'autre: la question divise.

Cela a été le cas à Laval, où l'un des règlements de la Ville stipulait que toutes les personnes présentes dans la salle du conseil devaient se tenir debout pendant que le président pouvait réciter la prière suivante:

Daignez, Seigneur, nous vous en supplions, nous accorder votre grâce et les lumières nécessaires pour la conduite de notre assemblée et la bonne administration de notre ville. Amen!

Choquée par ce rituel religieux, une citoyenne lavalloise a porté plainte en 2001. Trois ans plus tard, la Commission des droits de la personne a interdit cette pratique, en vigueur depuis 1965. En septembre dernier, le Tribunal s'est rendu aux arguments du Mouvement laïque du Québec (MLQ), qui avait déposé une plainte au nom de Danielle Payette, statuant lui aussi que la prière devait cesser. Le tribunal a jugé qu'une telle pratique portait atteinte « de façon discriminatoire au droit à la reconnaissance et à l'exercice de la liberté de religion et de conscience » des citoyens.

D'autres grandes villes du Québec récitent encore la prière, comme Trois-Rivières et Sept-Îles. Faut-il s'attendre à d'autres débats?


Mercredi 10 janvier

Il n'y a pas si longtemps, étudier se faisait sous la surveillance de l'Église. Si la Révolution tranquille a laïcisé les hôpitaux et autres institutions, il a fallu attendre la fin des années 1990 pour que l'école publique devienne laïque.

Toutefois, bien que les commissions scolaires ne soient plus confessionnelles, la majorité des élèves suivent encore un cours de religion au Québec.

Cela continuera jusqu'à l'an prochain, en vertu d'une clause dérogatoire qui permet aux écoles de se soustraire à la Charte des droits, qui assure la liberté de religion.

La question religieuse déborde cependant le cadre scolaire, comme en font foi les discussions récentes entourant les accommodements raisonnables.

Une discussion réunit l'archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, et Daniel Weinstock, directeur du centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal.

Aucun thème sélectionné