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L'Ontario n'était pas prêt

Radio-Canada

Des problèmes endémiques de préparation, de communication, de confusion et de financement ont contribué à l'ampleur de la crise du SRAS qui a frappé Toronto en 2003, révèle le rapport final d'une commission d'enquête.

Le système de santé ontarien n'était pas prêt à faire face à une crise de l'ampleur du SRAS en 2003, conclut le juge Archie Cambpell dans le rapport final de la Commission sur le SRAS publié mardi.

Le document de 1200 pages, intitulé Spring of Fears, révèle que le manque de préparation des autorités médicales, les problèmes de communication interne et externe, la confusion entourant la responsabilité et l'incapacité des autorités à assurer adéquatement la sécurité des travailleurs et des patients dans les hôpitaux expliquent pourquoi Toronto n'a pas contenu la crise aussi bien que ne l'a fait Vancouver.

Protection des travailleurs de la santé

Si une autre épidémie du genre devait survenir, le juge recommande au ministère du Travail de prendre le leadership pour s'assurer que la plus haute priorité soit accordée à la protection des travailleurs de la santé, qui représentent 45 % de toutes les personnes infectées à Toronto en 2003. Un médecin et deux infirmières sont morts après avoir contracté la maladie.

Le juge Campbell affirme que les compressions dans le budget du ministère de Travail décrétées dans les années 90 ont fait en sorte que ce dernier n'a pu enquêter sur les violations qui ont mis les infirmières et les médecins en danger durant l'épidémie de 2003.

Une plus grande écoute du personnel de la santé aurait également pu limiter la crise, selon Archie Campbell. Les travailleurs des hôpitaux n'ont pas été écoutés par le ministère de la Santé. Le résultat est que le premier ministre Ernie Eves a annoncé la fin de l'état d'urgence, le 17 mai 2003, alors qu'un foyer de l'épidémie était toujours actif. Ce manque d'écoute a contribué à l'éclosion d'une deuxième vague de SRAS à compter du 23 mai.

Plutôt que d'attendre des preuves scientifiques face à la maladie inconnue, l'Ontario aurait dû appliquer le principe de précaution, ajoute le rapport Campbell.

Le juge Campbell trouve aussi inquiétant que le gouvernement ontarien n'ait pas encore mis en application les recommandations des deux premiers rapports de la commission. Seules cinq des 25 principales recommandations ont été mises en pratique.

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