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Pour un « ombudsman de l'élève »

Radio-Canada

La Fédération des comités de parents souhaite la création d'un poste d'ombudsman indépendant pour régler les conflits entre enseignants et enfants, rapporte le quotidien Le Soleil.

La présidente de la Fédération des comités de parents, Diane Miron, souhaite proposer d'ici peu au ministre de l'Éducation du Québec l'idée d'un « ombudsman de l'élève ».

Celui-ci pourrait, entre autres, trancher dans les cas de litige entre les enseignants et les élèves, mais également traiter les plaintes de parents d'élèves en difficulté qui jugeraient que leurs enfants ne reçoivent pas tous les services auxquels ils ont droit.

En entrevue au quotidien Le Soleil, Mme Miron a critiqué les mécanismes actuellement en place pour trancher les conflits entre les enseignants et leurs élèves. Selon elle, il est illogique que le Conseil des commissaires ait le dernier mot, puisqu'il lui arrive souvent d'être en conflit d'intérêts et de pencher en faveur des enseignants.

Mme Miron désire donc l'avènement d'un ombudsman indépendant du réseau scolaire, qui aurait le dernier mot. Selon elle, un ordre professionnel des enseignants aurait permis un traitement des plaintes efficace et indépendant, mais cette idée a été abandonnée en 2005 par la majorité des professeurs.

De tels ombudsmans existent déjà en France, dans certains états américains, et à la Commission scolaire de Laval, où un « protecteur de l'élève » est en poste. Toutefois, dans ce dernier cas, il n'a qu'un rôle consultatif, car le dernier mot revient aux commissaires.