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Surcharge préventive

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La plupart des pétrolières du Québec appliquent déjà une « surcharge » de 1,3 ¢ dans le but de financer le plan vert du gouvernement Charest, qui devrait leur coûter 250 millions de dollars, à compter du printemps.

Depuis le 1er janvier, la plupart des pétrolières du Québec imposent une surcharge à leurs clients dans le but de compenser la « taxe verte » de 250 millions de dollars que compte lui imposer le gouvernement Charest au le printemps.

Le quotidien La Presse révélait samedi matin que le prix chez le détaillant, au Québec, était de 1,3 ¢ plus élevé qu'en Ontario.

La loi adoptée en décembre par le gouvernement de Jean Charest prévoit donner à l'industrie pétrolière une partie de la facture liée au plan vert présenté par Québec en juin. Ce plan prévoit notamment l'amélioration des transports en commun dans la province.

Un porte-parole de l'industrie pétrolière, Robert Théberge, affirme que, même si elles ont réalisé des profits de 7 milliards de dollars en 2006 au Canada, les industries ont majoré leurs prix parce qu'elles veulent se prémunir de cette facture supplémentaire.

La surcharge gouvernementale n'est toutefois pas encore entrée en vigueur. La Régie de l'énergie doit d'abord en définir les modalités d'application, ce qui devrait être chose faite d'ici le printemps.

Le bureau du ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, n'a pas caché sa surprise de voir les pétrolières agir avec autant de rapidité dans l'imposition d'une surcharge.

Toutefois, même s'il avait dit en juin que la facture du plan vert ne serait pas passée aux consommateurs, le premier ministre Jean Charest a dû admettre, en décembre, qu'il était fort probable que les pétrolières augmentent les prix en fonction des exigences financières du gouvernement.

De son côté, le Parti québécois accuse le gouvernement Charest d'avoir menti à la population à propos de son plan vert, en faisant croire que les industries polluantes assumeraient les coûts de la surtaxe provinciale.

« Le ministre l'a nié tout le temps. Et c'est ça qui est malhonnête pour les citoyens. On ne peut pas demander la confiance des citoyens quand on passe notre temps à leur dire des menteries. [...] Toutes les entreprises vont s'essayer, par rapport au gouvernement, pour transférer quelque charge que ce soit aux consommateurs. C'est la loi du marché. Mais c'est au gouvernement à établir les balises et les possibilités, ce qui n'a pas été fait », s'indigne la critique péquiste en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais.

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