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Ottawa essuie les critiques

Radio-Canada

L'opposition craint que le gouvernement Harper, dans son empressement à se procurer de nouveaux appareils de transports militaires, n'ait porté son choix sur un « citron » critiqué par les experts en aviation.

L'important contrat que s'apprête à signer le gouvernement Harper avec le constructeur aéronautique américain Lockheed-Martin pourrait rappeler aux Canadiens la triste saga de ses sous-marins qui prenaient l'eau.

C'est du moins ce que soutenaient, mardi, les trois grands partis d'opposition à la Chambre des communes. Ceux-ci ont littéralement bombardé de questions le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, exigeant qu'il justifie l'attribution prochaine des contrats à la firme américaine pour l'achat d'avions C-130J.

Selon la porte-parole néo-démocrate en matière de Défense, Dawn Black, « il est probable que ces avions se révéleront être des citrons, comme ce fut le cas pour les sous-marins Victoria. »

Le libéral Denis Coderre, pour sa part, est d'avis que « le Canada est sur le point d'acheter de mauvais avions très onéreux. » M. Coderre, tout comme sa collègue néo-démocrate Dawn Black, s'est dit inquiet de rapports américains et britanniques qui critiquent sévèrement l'avion de transport
C-130J.

La presse américaine rapportait d'ailleurs, voilà plusieurs mois, que les premiers C-130J livrés à l'armée de l'air américaine se sont avérés si problématique que les pilotes ont préféré utiliser leurs anciens Hercules, pourtant vieux de plusieurs décennies, pour les missions de combats.

L'opposition se questionne aussi sur les raisons qui ont poussé le gouvernement Harper à écarter d'emblée le futur Airbus A400M, un appareil qui serait, selon le constructeur européen, mieux adapté aux besoins canadiens.

Le vice-président d‘Airbus Military, Richard Thompson, estimait d'ailleurs lors d'une conférence de presse, mardi à Ottawa, que le gouvernement Harper se trompe en affirmant que le choix de l'Airbus entraînerait un retard de livraison. Airbus affirme être en mesure de livrer à Ottawa des appareils certifiés et opérationnels dès 2009.

Ottawa avait indiqué, le mois dernier, qu'il choisissait Lockheed-Martin pour le remplacement de sa flotte d'avion de transport. Le contrat est estimé à plus de 8 milliards de dollars pour 17 avions de transport tactiques C-130J et quatre gros porteurs stratégiques de type Boeing GlobeMaster.