•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transaction sous écoute électronique

Place Vincent Massey, à Gatineau

Place Vincent Massey, à Gatineau

Photo : NEUF Architect(e)s

Radio-Canada

Des hommes d'affaires de l'Outaouais se portent acquéreurs d'un immeuble qui a appartenu à un ami du présumé chef de la mafia Vito Rizzuto.

L'immeuble Vincent Massey, boulevard Saint-Joseph, dans le secteur Hull à Gatineau, est vendu à des intérêts régionaux.

Les hommes d'affaires Pierre Heafey et Sam Choweri ont payé un dollar pour ce bâtiment évalué à 37 millions. Il doivent également assumer les dettes de 2,5 millions de la compagnie de l'ancien propriétaire et l'hypothèque restante de 11 millions de dollars.

L'immeuble qui loge 1500 fonctionnaires fédéraux appartenait à un entrepreneur qui aurait des liens avec le présumé chef de la mafia italienne, Vito Rizzuto.

Ces liens ont été révélés dans les enregistrements qui ont mené à la vaste opération antimafia qui a eu lieu au Québec en novembre dernier. Ces enregistrements réalisés pendant trois ans par écoute électronique révèlent entre autres que Vito Rizzuto connaît bien l'ancien propriétaire de la Place Vincent Massey, Guy Marc-Aurèle, et sa compagnie Duroc.

Les enregistrements révèlent aussi que Duroc aurait fraudé Revenu Canada pour 460 000 $ et que cet argent aurait disparu dans des compagnies à numéro.

Le mois dernier, M. Marc-Aurèle a décidé de vendre l'immeuble de 21 étages aux hommes d'affaires de Gatineau Pierre Heafey et Sam Chowerie. La transaction est survenue une semaine avant la rafle policière.

L'homme d'affaires Pierre Heafey soutient qu'il s'agit d'une pure coïncidence. Il affirme qu'il n'a jamais été mis au courant des liens entre Duroc et le crime organisé.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Justice et faits divers