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Assassinat des enfants d'un proche du président

Radio-Canada

Les trois fils de 6 à 9 ans d'un haut responsable des services de renseignements réputé proche du président Mahmoud Abbas ont été tués par des hommes armés aux abords de leur école, à Gaza.

De nouveaux meurtres tout particulièrement sordides sont venus marquer, lundi, la crise entre le Hamas et le Fatah qui ne parviennent toujours pas à s'entendre sur la formation d'un gouvernement d'union.

Ainsi, les trois fils, âgés de six, sept et neuf ans, d'un partisan du Fatah ont été assassinés par des hommes armés alors qu'ils se rendaient, avec un garde de corps, à leur école dans le centre de Gaza.

Selon les autorités palestiniennes, une soixantaine de balles ont été tirées à bout portant contre le véhicule dans lequel se trouvaient les enfants du colonel Bahaa Baaloucha. Celui-ci, qui avait d'ailleurs échappé à une précédente tentative d'assassinat, voilà quelques semaines, ne se trouvait pas sur les lieux de l'attaque.

Bahaa Baaloucha est considéré par plusieurs observateurs comme l'une des principales bêtes noires des islamistes du Hamas.

Dimanche, le ministre palestinien de l'Intérieur, militant avéré du Hamas, a échappé de peu à une tentative d'assassinat.

Ces récents événements s'inscrivent en toile de fond du bras de fer entre le président Mahmoud Abbas, chef de file du Fatah, et les islamistes du Hamas, vainqueurs des élections législatives de janvier dernier.

Depuis, incapable de former un gouvernement avec le Hamas, le président Abbas a menacé de déclencher des élections présidentielles et législatives anticipées. Le gouvernement du Hamas, lui, estime que le président n'a pas la légitimité pour prendre une telle décision. Selon le premier ministre Haniyeh, des élections anticipées ne pourraient que déstabiliser davantage l'Autorité palestinienne.

Depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas, un groupe terroriste qui refuse de reconnaître l'existence de l'État d'Israël, la communauté internationale a mis un frein à l'aide versée à l'Autorité palestinienne. Les fonctionnaires palestiniens, eux, n'ont pas été payés depuis lors.

L'Iran tente de pallier au boycott économique en versant de généreux subsides au gouvernement du Hamas. Lundi, le premier ministre Haniyeh a confirmé avoir reçu de Téhéran une aide financière de 250 millions de dollars américains.

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