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Discovery en orbite

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les astronautes inspectent le bouclier thermique de la navette spatiale américaine dans le cadre de la première journée de leur mission dans l'espace, après un rare voyage de nuit.

La navette spatiale Discovery a finalement quitté la Terre, samedi soir, pour une mission de 12 jours qui doit la mener notamment à la Station spatiale internationale.

La navette a pris son envol à 20 h 47 HNE, depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride. Le vaisseau a atteint l'orbite terrestre moins de neuf minutes après son lancement.

Les sept astronautes vont passer leur première journée dans l'espace à inspecter le bouclier thermique de l'orbiteur pour détecter d'éventuels dégâts subis durant l'ascension. Il s'agit d'une inspection visuelle de routine mise en place au lendemain de l'accident de Columbia en février 2003.

Lors de cette opération qui durera six heures, les astronautes utiliseront une caméra haute définition et un laser attachés à l'extrémité d'une rallonge au bras robotisé de la navette qui se trouve dans la soute. Les images seront transmises au centre de contrôle de Houston où elles seront analysées.

Les ingénieurs de la NASA s'affairent déjà à scruter les milliers d'images transmises lors du décollage. Aucune indication initiale de dégâts n'a été détectée et la navette paraît en parfait état, indiquent les contrôleurs de Houston.

Lancement reporté

En début de journée, samedi, la NASA annonçait que les chances d'un lancement le soir même n'étaient que de 30 %, en raison de conditions météorologiques défavorables. On s'inquiétait surtout d'une importante couverture nuageuse qui aurait pu empêcher d'observer le comportement du vaisseau spatial durant son ascension.

Le lancement avait été reporté, jeudi soir, encore une fois en raison du mauvais temps. Mercredi, un problème d'alimentation électrique et un ennui avec l'adhésif qui relie les diverses sections des fusées latérales avaient retenu l'attention de la NASA.

Le lancement de Discovery était en principe possible jusqu'au 26 décembre, date après laquelle la prochaine fenêtre de tir se serait ouverte à la mi-janvier. Chaque report de tir coûte 500 000 $US à la NASA.

Objectif: poursuivre la construction de la SSI

La mission complexe de 12 jours est destinée à poursuivre la construction de la Station spatiale internationale.

Quelques heures avant l'arrivée de la navette, le vaisseau-cargo russe Progress, amarré à la station orbitale, a relevé l'orbite de la SSI de 8,5 km à plus de 350 km d'altitude afin de donner de meilleures conditions d'amarrage à Discovery.

L'équipage est composé de de sept membres, deux femmes et cinq hommes, dont Christer Fuglesang, le premier Suédois à participer à un vol orbital. Les astronautes livreront et installeront un segment métallique de deux tonnes destiné à étendre la structure de la station.

Autre objectif délicat de la mission: refaire le système de branchement électrique de la station. Ces tâches nécessiteront trois sorties dans l'espace, de près de 20 heures au total, par deux équipes de deux astronautes.

De plus, cette mission sera l'occasion de remplacer l'un des trois membres de l'équipage permanent de la SSI.

La mission STS-116 est la troisième de l'année et la quatrième depuis la catastrophe de Columbia, qui s'était désintégrée lors de son retour sur Terre, en 2003, tuant ses sept astronautes.

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