•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des pyramides de béton

Radio-Canada

Des chercheurs avancent que certaines pierres de ces monuments égyptiens ont pu être fabriquées synthétiquement et coulées comme du béton.

La théorie selon laquelle les pyramides ont été bâties à partir de pierres synthétiques ressurgit.

Des chercheurs français et américains soutiennent en effet que certaines sections des pyramides égyptiennes ont pu être fabriquées en pierre synthétique et coulées comme du béton.

La composition des pierres de ces monuments serait plus complexe que celle des pierres des carrières de Toura et de Maadi, d'où auraient été extraits les éléments des tombeaux de Gizeh.

Selon le Français Gilles Hug, de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales, et selon l'Américain Michel Barsoum, de l'Université de Drexel, des géopolymères auraient été utilisés.

Des examens poussés

Une analyse menée par radiographie et à l'aide d'une torche plasma montre que certains constituants de ces pierres présentent les traces d'une réaction chimique rapide ne leur ayant pas permis une cristallisation naturelle.

Cette réaction ne s'explique pas si les pierres ont été taillées. Par contre, elle est compréhensible si l'on admet qu'elles ont été coulées comme du béton, estiment les spécialistes.

Une vieille hypothèse

Le chimiste français Joseph Davidovits défend depuis 30 ans la thèse de l'utilisation de béton géopolymère pour l'édification des tombeaux des pharaons. Selon lui, des blocs de calcaire naturel reconstitué auraient été coulés sur place.

Ils auraient été constitués en grande majorité d'agrégats de calcaire naturel et d'un peu d'argile kaolinitique, un silico-aluminate qui se désagrège dans l'eau et auquel aurait été ajoutée de la chaux éteinte.

Les travaux sont publiés dans Science et Vie. Déjà, en 2001, le magazine avait créé une controverse en affirmant que les pyramides étaient en fausses pierres.

La chercheuse Suzanne Raynaud, du Centre national pour la recherche scientifique de France, avait alors relevé des anomalies dans les échantillons prélevés sur ces monuments par rapport aux pierres des carrières.