•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hampel serait bien un espion russe

Radio-Canada

Selon un employé du SCRS, il y a de bonnes raisons de croire que Paul William Hampel, arrêté à la mi-novembre à l'aéroport de Montréal-Trudeau, est un espion russe.

Un employé des Services canadiens de renseignement de sécurité (SCRS) a affirmé qu'il y a de bonnes raisons de croire que l'homme arrêté à la mi-novembre à l'aéroport de Montréal-Trudeau est un espion russe.

Lors de son témoignage en Cour fédérale, mardi, l'agent n'a pas précisé sur quoi s'appuyaient les soupçons du SCRS. L'avocat de Paul William Hampel prétend au contraire que son client est un citoyen canadien.

Spécialiste de la Russie et détenteur d'un doctorat en études russes, l'employé du SCRS a expliqué que le SVR, le service de renseignement russe qui a succédé au KGB, recueille des informations à l'étranger et que, depuis l'élection de Vladimir Poutine à la tête du pays, le mandat de l'organisme a été élargi.

Selon le témoin du SCRS, des agents illégaux sont envoyés dans d'autres pays pour se façonner une « légende », c'est-à-dire une identité. Ces agents d'élite volent des secrets à l'État et à des sociétés privées, a-t-il ajouté.

Des faux de grande qualité

Un expert de l'État civil de l'Ontario a également témoigné, mardi matin. Il a déclaré que le certificat de naissance et le certificat d'enregistrement de naissance de M. Hampel sont des faux de grande qualité.

Selon l'expert qui a témoigné, les numéros qui apparaissent sur le certificat de naissance sont ceux d'une autre personne. Le présumé espion aurait utilisé un acte de naissance frauduleux, délivré en Ontario, pour se procurer des passeports canadiens en 1995, 2000 et 2002.

Lors de son arrestation, l'individu s'exprimant en anglais avec un léger accent russe avait en sa possession un faux acte de naissance ontarien, un passeport canadien et l'équivalent de 7800 $ en cinq devises différentes.

Il avait également plusieurs cartes bancaires, trois téléphones cellulaires, une série de fiches comportant des textes écrits à la main, deux appareils photo numériques, une radio à ondes courtes et cinq cartes mémoire, dont certaines étaient protégées par un mot de passe.

L'individu est détenu à Montréal en vertu d'un certificat de sécurité délivré par le gouvernement canadien. La nature de ses présumées activités d'espionnage n'a pas été précisée.

C'est la première fois depuis plus de 10 ans qu'un présumé espion est appréhendé au Canada. En 1996, deux espions russes avaient été expulsés du pays.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.