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Accusations posthumes contre Poutine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Moins de 48 heures avant sa mort, l'ancien agent des services secrets russes Alexandre Litvinenko a rédigé une lettre dans laquelle il accuse le président Vladimir Poutine de l'avoir fait empoisonner.

L'assassinat par empoisonnement de l'ancien agent Alexandre Litvinenko aurait été ordonné, selon la victime elle-même, par le président russe Vladimir Poutine.

Au lendemain de la mort de l'ancien espion dans un hôpital londonien, ses proches ont rendu publique une lettre qu'il a lui-même écrite moins de 48 heures avant de mourir.

« Que Dieu vous pardonne pour ce que vous avez fait, non seulement à moi, mais aussi à notre Russie bien aimée », écrit Alexandre Litvinenko au président Poutine.

Un responsable russe présent au sein de la délégation de Moscou à Helsinki, en Finlande, a qualifié ces accusations « d'incroyables », estimant qu'« elles sont trop insensées pour être commentées par le président ou qui que ce soit du côté russe ».

L'ancien agent du KGB et du FSB (service de sécurité fédéral de Russie) est mort jeudi soir à l'hôpital University College de Londres où il avait été admis après avoir été victime d'un empoisonnement.

Un empoisonnement radioactif

Son état de santé s'était nettement détérioré au cours des dernières heures. Les médecins qui enquêtent sur la cause de sa mort ont d'ailleurs pu déceler une quantité importante d'un produit radioactif toxique dans la dépouille de M. Litvinenko.

« Des examens ont établi que M.Litvinenko avait dans le corps une quantité importante de polonium-210, un isotope radioactif », a expliqué l'Agence de protection sanitaire.

Selon les médecins, le polonium-210 reste inoffensif à l'extérieur du corps, mais il devient nocif s'il pénètre dans l'organisme, que ce soit par inhalation, par ingestion ou par une quelconque plaie.

Alexandre Litvinenko, 43 ans, avait obtenu l'asile politique au Royaume-Uni en 2001 et enquêtait jusqu'à tout récemment sur le meurtre de la journaliste russe d'opposition Anna Politkovskaïa, abattue à Moscou en octobre dernier.

Selon la police britannique, M. Litvinenko aurait été empoisonné le 1er novembre dernier peu après une rencontre avec deux Russes dans un hôtel du centre de Londres.

Moscou et les services secrets russes ont nié fermement toute implication dans cette affaire. Les autorités russes ont critiqué le traitement médiatique de l'empoisonnement, n'y voyant que le goût des Occidentaux pour les histoires d'espionnages stéréotypés.

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