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Nouvelles révélations

Radio-Canada

L'actuelle responsable du bureau de comté du ministre Philippe Couillard affirme que son cabinet était bel et bien impliqué dans une activité de financement politique. Le ministre affirme qu'il n'a rien à se reprocher et souhaite que l'enquête du DGE lève toute ambiguïté.

Le Directeur général des élections du Québec (DGE) n'a pas mis de temps à réagir à la diffusion du témoignage de Diane Bougie, l'ex-attachée politique de Philipe Couillard.

Le DGE a ordonné une enquête sur les irrégularités rapportées par Mme Bougie. Elle a affirmé avoir sollicité, au nom du ministre, des contributions politiques totalisant 25 000 $, sans certificat de sollicitation, et ce, depuis son bureau au cabinet du ministre, à l'automne 2003.

Le ministre s'était refusé à tout commentaire jusqu'ici, mais deux journalistes de Radio-Canada ont réussi à l'aborder à son arrivée dans un hôtel de Toronto, lundi. Philippe Couillard dit qu'il n'a rien à se reprocher et souhaite que l'enquête lève toute ambiguïté. « Mes seules déclarations vont vous rapporter au communiqué qu'on a émis aujourd'hui. Un: il n'y a jamais eu d'instructions de la sorte. Deux: le départ de Mme Bougie n'a rien à voir avec ça. Et troisièmement, on est très contents que le DGE vienne enquêter », a-t-il indiqué.

Les journalistes lui ont demandé s'il savait qu'il se faisait du financement au sein de son cabinet. Il a répondu « non » à la question « Étiez-vous au courant? », mais c'est un « non » qui met du temps à venir et que le DGE devra éclaircir.

Le cabinet était impliqué, indique une responsable

Quoi qu'il en soit, la semaine dernière, Nicole Thibodeau, actuelle responsable du bureau de comté de Phillipe Couillard, confirmait qu'en 2003, le cabinet du ministre était bel et bien impliqué dans une activité de financement politique. En parlant de l'ex-attachée politique Diane Bougie, Nicole Thibodeau dit: « Ç'a toujours été une collègue que j'ai trouvée dynamique et dévouée [...] On travaillait ensemble quand il y avait des campagnes de financement [...] Elle avait tout un réseau, elle connaissait beaucoup de monde [...] Au cabinet, c'est elle qui vendait le plus de billets ».

Sur les billets à 1000 $ qu'il fallait vendre pour le cocktail de 2003, Mme Thibodeau déclare, en parlant du cabinet de Philippe Couillard: « Un peu tous les attachés politiques faisaient des appels à ce moment-là. Parce que ça fait partie aussi de notre travail; la politique, c'est aussi de ramasser des fonds pour les prochaines élections ».

À savoir si, dans le cadre de cette sollicitation, les attachés politiques faisaient ça le jour, donc pendant les heures normales de travail, Nicole Thibodeau répond que « la plupart du temps oui, parce que majoritairement, les gens, on peut les joindre, les coordonnées qu'on a, ce sont les coordonnées de leur bureau, alors on les rejoint le jour ».

Questionnée à savoir si elle pouvait nommer un autre attaché politique, à part Diane Bougie, qui avait non seulement sollicité, mais vendu des billets pour le cocktail de 2003, elle répond « À part [Christian] Coutlée, il me vient pas d'autres noms ».

Christian Coutlé est, encore aujourd'hui, attaché politique dans le cabinet de Phillipe Couillard. Interrogé par Radio-Canada à savoir s'il avait fait de la sollicitation de fonds en 2003. Il a répondu: « Je ne nie rien, je ne dis rien ».