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Dion cherche le compromis

Radio-Canada

Le seul candidat québécois à la succession de Paul Martin proposerait une nouvelle résolution visant la reconnaissance sociologique et non officielle du Québec en tant que nation.

Tandis que le congrès à la direction du Parti libéral du Canada approche à grand pas, certains des principaux candidats tentent de préciser leurs positions et de gagner quelques appuis.

Le député Stéphane Dion veut proposer un compromis pour éviter un débat sur la reconnaissance du Québec en tant que nation.

Une résolution adoptée par l'aile québécoise du parti, le 21 octobre dernier, demande au PLC de reconnaitre le Québec en tant que nation et de déterminer les moyens de rendre cette reconnaissance officielle dans la Constitution. La résolution a été élaborée par les militants libéraux William Hogg et Marc Bélanger.

Elle a été appuyée en partie par le meneur dans la course à la succession de Paul Martin, Michael Ignatieff. Celui-ci s'est dit en faveur d'une reconnaissance de la nation québécoise, mais sans créer un groupe de travail pour étudier les moyens de l'officialiser. Les partisans de M. Ignatieff croient qu'une reconnaissance sans modification de la Constitution sera plus rassembleuse au Canada.

Stéphane Dion accuse Michael Ignatieff de s'être comporté en fauteur de troubles en faisant de la reconnaissance du Québec comme nation un enjeu de la course à la direction. M. Dion y voit une « rhétorique enflammée » et un « débat gonflé à l'hélium ».

Mais selon des sources proches du PLC, il proposerait maintenant une résolution où le Québec serait décrit comme une nation au plan sociologique, et qui ne prévoirait aucune action pour formaliser cette reconnaissance.

Dans une lettre aux journaux, vendredi, MM. Hogg et Bélanger affirmaient que la résolution originale n'était pas partisane, et provenait de la base militante de l'aile québécoise du PLC. M. Hogg a précisé qu'il voterait pour Stéphane Dion au premier tour.

Gerard Kennedy défend les agriculteurs

Autre exemple de ces positionnements des candidats, l'ancien ministre ontarien Gerard Kennedy a promis samedi, lors d'un passage à Regina, en Saskatchewan, d'augmenter le soutien financier aux agriculteurs s'il est élu chef libéral et, éventuellement, premier ministre.

M. Kennedy affirme qu'avec cet argent supplémentaire, les agriculteurs seraient moins dépendants des conditions météorologiques. Il s'agirait aussi d'une façon de reconnaître davantage le rôle des agriculteurs dans la qualité de l'alimentation des Canadiens.

Le nouveau chef du Parti libéral du Canada sera choisi par un vote des délégués au congrès du 2 décembre prochain à Montréal.