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Éviter un autre Norbourg

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des personnalités économiques et politiques, dont Bernard Landry et Claude Béland, réclament des normes et mesures visant à protéger les petits investisseurs. Ils appellent du même souffle les Québécois à épargner davantage.

De grands noms se mobilisent pour demander davantage d'ordre dans la jungle des fonds communs de placement au Québec.

L'ex-premier ministre Bernard Landry, les anciens ministres Yves Séguin et Claude Castonguay, l'économiste Pierre Fortin et l'ex-président du Mouvement Desjardins Claude Béland joindront jeudi les rangs de la Coalition pour la protection des investisseurs.

Ils demandent des normes plus sévères pour les gestionnaires de fonds, mais aussi des mesures pour aider les investisseurs à naviguer dans ce monde complexe.

Ces personnalités se disent aussi inquiètes de la chute importante du taux d'épargne des Québécois, ces dernières années.

De l'ordre et des repères

Le groupe demande au gouvernement une politique de l'épargne et de l'investissement. Il souhaite notamment que la structure des fonds communs de placement soit soumise à des normes plus strictes afin de favoriser une administration plus responsable de la part des gestionnaires.

« Moi je pense que la gouvernance de ces sociétés est très faible, a déclaré Claude Béland à l'antenne de Radio-Canada. Il y a de ces sociétés qui n'ont même pas de conseil d'administration. »

M. Béland et ses comparses proposent aussi que les investisseurs aient accès à des outils pour les aider à faire un choix plus éclairé parmi les quelque 5000 fonds offerts au pays.

L'ex-ministre libéral Claude Castonguay, lui-même actuaire et ancien président de la Banque Laurentienne, appelle de ses voeux un nouvel indice permettant d'évaluer les fonds selon la qualité de leur gestion et non seulement selon leurs seuls rendements.

La coalition souhaite également la création d'un fonds d'indemnisation pour les victimes de fraudes financières.

Mise en garde aux Québécois

Le groupe se dit aussi inquiet de ce que les Québécois économisent de moins en moins. En effet, le taux d'épargne s'est effondré depuis 1994, passant de 12 % à moins de 1 % du revenu disponible.

La coalition veut créer un observatoire national pour faire prendre conscience aux citoyens de l'urgence d'épargner pour leur vieux jours.

Cela dit, fait valoir l'ancien premier ministre péquiste Landry, cela requiert une confiance des investisseurs dans le système et les institutions.

Il juge que, pour garantir cette confiance, il faut sévir sans ménagement contre les fraudeurs et éviter que ne se produisent de nouveaux scandales financiers, après celui de Norbourg.

« Les Américains ne plaisantent pas avec ça, ils sont durs, a fait valoir M. Landry. Il va falloir l'être, nous aussi. »

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