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60 000 $ emportés par les vagues

La première tempête automnale, en octobre, a emporté les 2500 tonnes de gravier et de sable que les camions lourds avaient versés sur les plages de Pointe-à-la-Croix aux Escoumins pour contrer l'érosion.

L'ensablement artificiel de la Pointe-à-la-Croix, aux Escoumins, a résisté moins de trois jours aux assauts des vagues. Le ministère de la Sécurité publique et la municipalité avaient accepté de payer 30 000 $ chacun pour réaliser un projet-pilote d'ensablement afin de protéger les berges contre l'érosion.

Le sable a été versé le 18 octobre dernier et, en une seule tempête, le 21 octobre, le fleuve emportait le banc d'essai. L'expérience, trop brève, n'aura apporté aucun enseignement scientifique.

Le maire des Escoumins, Pierre Laurencelle, est évidemment déçu: « On aurait aimé avoir le temps de compléter et pouvoir faire les suivis dans le temps. » Le maire ne regrette pas d'avoir investi 30 000 $ dans l'aventure puisque les élus savent maintenant ce qu'il ne faut pas faire.

M. Laurencelle estime que cette expérience avortée amènera sans doute les élus à orienter davantage le développement futur de la municipalité vers les terres plutôt que vers les rives du fleuve.

Les chercheurs de l'Université du Québec, associés au projet, pourront tout de même suivre la migration du sable dans le fleuve au cours des prochains mois.

En attendant, le secteur de Pointe-à-la-Croix sera de nouveau sans défense lors des grandes tempêtes de décembre. L'an dernier, les grandes marées, le vent, la pluie ont poussé les vagues jusqu'à trois mètres des infrastructures municipales.

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