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Les océans se vident rapidement

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La baisse de la biodiversité marine compromet profondément la capacité des océans à se régénérer, si bien que les crustacés et certains poissons pourraient complètement disparaître d'ici 50 ans.

Les beaux jours de la pêche aux crustacés et à certains poissons semblent terminés dans les océans.

En fait, une étude menée par 14 sommités dans leur domaine montre que la totalité des crustacés et certaines espèces de poissons pourraient disparaître complètement des océans d'ici 50 ans.

Situation dramatique

C'est un épuisement généralisé de l'écosystème marin, causé par la pêche excessive et la pollution, qui menace la quasi-totalité de ces espèces pêchées pour la consommation humaine.

Les experts affirment que sans changement radical, la situation actuelle fragilisera la sécurité alimentaire de la planète.

De nombreuses études portant sur la qualité des eaux côtières et l'ensemble des océans montrent que la productivité et la stabilité de tout l'écosystème marin diminuent, affirme Boris Worm, un biologiste à l'Université d'Halifax.

J'ai été choqué par la généralisation de ce phénomène dont nous ne soupçonnions pas l'ampleur et qui s'est accéléré récemment.

Une citation de :Boris Worm

À l'heure actuelle, 29 % des espèces de poissons et de crustacés sont sur le point de disparaître. Les prises de certaines espèces ont même diminué de 90 % depuis quelques années. Par exemple, la morue de l'Atlantique Nord a déjà atteint le point de non-retour et est considérée quasiment éteinte.

En outre, les travaux des chercheurs révèlent que la disparition d'une seule espèce accélère le dérèglement de l'ensemble de l'écosystème.

À l'inverse, toute espèce qui retrouve un taux normal de reproduction contribue à la santé et à la stabilité des océans ainsi qu'à leur capacité d'absorber des chocs comme la pollution et le réchauffement du climat.

Une biodiversité à protéger

Les scientifiques soutiennent que la perte de biodiversité réduit la capacité des océans à produire des poissons et crustacés, de résister au développement des parasites comme certaines algues ainsi qu'à produire de l'oxygène et à filtrer les substances polluantes.

Selon Steve Palumbi, biologiste de l'Université Stanford, l'océan absorbe les égouts et les recycle en substances nutritives. Il retire les toxines de l'eau, produit de la nourriture et transforme le dioxyde de carbone (CO2) en élément de nutrition et en oxygène.

Pour cette étude, les chercheurs ont fait la synthèse de toutes les données couvrant mille ans d'histoire marine, de celles provenant d'études dans 48 zones marines protégées et des statistiques mondiales sur la pêche de 1950 à 2003. L'étude est publiée dans la revue Science.

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