•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Harper cède devant la menace de Layton

Radio-Canada

Le premier ministre Harper accepte que le controversé projet de loi sur la qualité de l'air soit soumis à un comité parlementaire spécial, qui pourra l'amender.

Le controversé projet de loi sur la qualité de l'air présenté le 19 octobre dernier par le gouvernement conservateur risque de changer radicalement.

Le premier ministre Stephen Harper a accepté mercredi qu'il soit revu et corrigé par un comité parlementaire spécial, qui pourra l'amender avant qu'il soit présenté aux députés en deuxième lecture.

M. Harper se rend ainsi aux arguments du chef néo-démocrate Jack Layton. Ce dernier lui avait proposé mardi d'agir de la sorte, sous prétexte que le projet de loi initial allait être battu par les partis d'opposition.

Les libéraux, qui ont critiqué mardi la façon de faire de M. Layton, sont d'accord pour adopter cette procédure. Le Bloc québécois indique pour sa part qu'il défendra l'approche du Québec dans ce dossier.

M. Layton avait menacé de déposer une motion de défiance à l'encontre du gouvernement à ce sujet. Cette motion aurait pu déclencher des élections si elle avait été adoptée­.

Mardi, Jack Layton a déposé un projet de loi privé qui propose de déterminer des objectifs initiaux de réduction de gaz à effet de serre (GES) d'ici six mois et l'élaboration de cibles intermédiaires tous les cinq ans.

Il demande en outre une réduction de 25 % des émissions globales de GES par rapport au niveau de 1990 d'ici 2020, pour ensuite viser 80 % pour 2050.

Ces cibles sont beaucoup plus ambitieuses que celles envisagées dans le projet de loi conservateur, dont l'objectif est de réduire les gaz à effet de serre de 45 % à 65 % par rapport au niveau de 2003 d'ici 2050.

Le protocole de Kyoto, que le Canada a ratifié, stipule que le pays doit réduire, d'ici 2012 au plus tard, ses émissions de gaz à effet de serre de 6 % par rapport aux chiffres compilés en 1990. Or ces émissions, qui sont à l'origine du réchauffement de la planète, avaient déjà augmenté de 20 % en 2002.