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Un anniversaire presque calme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier anniversaire des émeutes donne lieu à quelques incidents, dont des incendies d'autobus. La police effectue une cinquantaine d'arrestations.

Le premier anniversaire des émeutes des banlieues en France s'est finalement déroulé dans un calme relatif.

Les policiers ont procédé à une cinquantaine d'arrestations au cours de la nuit de vendredi à samedi, dont 34 dans la région parisienne. Six policiers ont subi des blessures légères dans des accrochages.

Dans le département de Seine-Saint-Denis, au nord-est de Paris, deux individus cagoulés et armés ont incendié un autobus devant la gare du Blanc-Mesnil. Auparavant, ils avaient fait descendre la quinzaine de passagers et le chauffeur.

Un autre autobus a été attaqué dans le même secteur, ce qui porte le bilan à six autobus incendiés en France en 48 heures, dont cinq dans la région parisienne. Des dizaines d'autres véhicules ont été incendiés.

Les autorités avaient déployé 4000 policiers dans les banlieues par crainte de nouveaux incidents. Le taux de chômage dans ces quartiers défavorisés atteint parfois 40 %.

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, candidat probable de la droite pour l'élection présidentielle de 2007, a estimé qu'il n'y avait « pas d'anniversaire » à célébrer. Il s'est adressé à « la France qui ne casse rien » et qui « compte aussi ».

Marche du souvenir

Vendredi en matinée, plusieurs centaines de personnes ont pris part à une marche silencieuse en banlieue de Paris.

Rassemblés à Clichy-sous-Bois, les marcheurs défilaient en se rappelant la mort de deux adolescents issus de l'immigration, élément déclencheur d'une vague de violences sans précédent. Les deux jeunes s'étaient réfugiés dans un transformateur, par peur de la police, et y avaient été électrocutés.

En trois semaines, des centaines de personnes avaient été blessées, tandis que 10 000 véhicules et 300 bâtiments avaient été incendiés.

Les familles des deux adolescents morts menaient la marche de vendredi, en compagnie d'un troisième jeune homme grièvement brûlé lors de cette tragédie.

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