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Les conservateurs se cherchent des alliés

Radio-Canada

Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper éprouve de plus en plus de difficultés à imposer son programme politique.

À Ottawa, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper éprouve de plus en plus de difficultés à imposer son programme politique. Au total, les conservateurs ont déposé 34 projets de loi, mais n'ont réussi à en faire adopter que quatre.

Au début de la semaine, les partis d'opposition ont présenté des amendements qui changent fondamentalement le projet de loi visant à restreindre les peines avec sursis. Pour le moment, aucun des huit projets de loi liés au programme conservateur sur la loi et l'ordre n'a été adopté.

La semaine dernière, les partis d'opposition ont indiqué qu'ils voteraient contre le projet de loi sur la qualité de l'air. Quant au projet de loi sur la responsabilité, le premier à avoir été présenté par le gouvernement conservateur à la Chambre des communes, il est toujours à l'étude au Sénat. Les libéraux viennent de soumettre une quarantaine d'amendements, au grand dam des conservateurs.

En parallèle, les partis d'opposition font front commun pour faire adopter deux autres projets de loi qu'ils parrainent. L'un obligerait le gouvernement à respecter le protocole de Kyoto, et l'autre à mettre en vigueur l'entente de Kelowna sur les Autochtones.

Le premier ministre Stephen Harper est furieux. « Pendant la dernière élection, les Canadiens nous ont élus, pas seulement le Parti conservateur, mais tous les partis pour rendre plus fort le système pénal. Je pense qu'à un certain moment, l'opposition doit expliquer ses actions à la population », s'est indigné le premier ministre Harper en se dirigeant vers son bureau, mercredi.

Pour l'opposition, le premier ministre Harper est l'unique responsable de sa déconvenue. « En essayant de vouloir tout contrôler, il perd le contrôle des Communes, a affirmé le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton. Dans un Parlement minoritaire, on doit avoir une certaine flexibilité, une attitude de compromis de temps en temps. »

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, souligne pour sa part que M. Harper aurait avantage à se rappeler qu'il n'a obtenu que 36 % des votes à la dernière élection. « Je me souviens d'avoir rencontré tellement de fois Stephen Harper alors qu'il était dans l'opposition et qu'il me disait: "Les libéraux sont vraiment arrogants en étant minoritaires, ils devraient nous parler pour faire avancer les choses". Il fait exactement la même chose, avec un peu plus d'arrogance à part ça », a dit M. Duceppe.

Quant aux libéraux, ils font observer que les choses se déroulent dans le cadre du processus démocratique, sans manoeuvre d'obstruction systématique. « Nous avons des opinions et nous les exprimons à l'intérieur des règles », a indiqué le libéral Ralph Goodale.

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