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Virage biologique

Radio-Canada

Une dizaine de producteurs à l'Île-du-Prince-Édouard ont décidé de convertir leur ferme, mais il faudra du temps et beaucoup d'efforts pour que leur lait certifié soit disponible en magasin.

Une dizaine de fermiers ont décidé de convertir leur ferme à la production de lait biologique, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Les consommateurs insulaires devront attendre jusqu'en septembre 2008 pour boire du lait biologique produit dans leur province.

Ray et Joey Arsenault, les propriétaires de la ferme laitière Arsenault Acres, à Saint-Nicolas, dans la région acadienne d'Évangéline, ont pris le virage biologique. Johnny et Gary Gallant, d'autres producteurs établis à St. Thomothy, ont pris la même décision.

Ray Arsenault a expliqué que la demande pour le lait biologique a beaucoup augmenté au cours de la dernière année. « Ça grossit de 20 %, 25 %, 30 % tout le temps », a-t-il souligné.

La transition est longue et relativement complexe, a indiqué Johnny Gallant. Les champs doivent être cultivés pendant trois ans sans aucun engrais ni pesticide. Il a précisé qu'il faut aussi nourrir les bêtes avec des aliments biologiques pendant un an avant que leur lait puisse être certifié biologique.

L'autre grand défi en ce domaine à l'Île-du-Prince-Édouard est de convaincre la dizaine de fermiers en transition de vendre leur quota de lait biologique aux laiteries de la province. Ray et Joey Arsenault s'en font une mission, mais Johnny et Gary Gallant hésitent encore. Ils sont courtisés par des entreprises ontariennes, qui cherchent avidement des producteurs pour répondre à la demande.