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L'Afghanistan: chroniques d'une guerre

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Journaliste: Richard Raymond
Intégrateur: Luc Lavigne

Les conflits ne sont pas une nouvelle réalité en Afghanistan. Ce pays a connu de multiples occupations au fil des siècles. Son histoire récente a été marquée par de nombreux coups d'État dans les années 70, par l'occupation soviétique dans les années 80, par une guerre civile qui a pris fin avec la prise du pouvoir par les talibans en 1996.

Après la chute de ce régime, qui a tenu le pays dans sa poigne de fer jusqu'en septembre 2001, on espérait reconstruire le pays. Le défi était de taille. Le pays était dévasté par les récentes guerres, miné d'engins antipersonnel et affamé par une sécheresse qui durait depuis deux ans. L'Organisation des Nations unies a mis sur pied une coalition internationale pour aider les Afghans à retrouver une vie normale. Des milliers de soldats étrangers, dont quelque 2500 Canadiens, ont été envoyés là-bas dans ce but.

En mars 2006, l'espoir de remettre l'Afghanistan sur pied existait encore. Depuis, les attentats-suicides se sont multipliés. Il y en a eu 123 il y a deux ans. Au cours des huit premiers mois de 2007, l'ONU en a enregistré 103. En février 2008, deux attentats en deux jours ont tué plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux civils. Ils rappelaient de façon brutale, si besoin était, que l'insécurité est le lot du quotidien en Afghanistan.

Les soldats canadiens et britanniques qui ont péri dans ces attaques se comptent par centaines. Pour le Canada seulement, on déplore plus de 75 pertes.

Car la guerre continue. Selon le quotidien The New York Times, les talibans auraient repris la moitié du terrain conquis en 2006 par les forces de l'OTAN au sud-ouest de Kandahar.

Des négociations?

En septembre dernier, les observateurs annonçaient l'existence depuis plusieurs mois de négociations.

L'armée afghane avait pris contact avec certains chefs de guerre locaux, dont des talibans. Des ententes de cessez-le-feu avaient été passées.

La prochaine étape transporterait les débats sur la scène nationale avec l'objectif avoué de réintégrer les talibans dans le jeu politique.

Le président Karzaï considérait de telles négociations comme possibles et souhaitables. Un porte-parole lui avait répondu que les talibans étaient prêts à négocier avec le gouvernement.

D'ailleurs, les observateurs avaient noté un changement de comportements chez les talibans. Notamment, lors de la prise d'otage des Sud-Coréens. Il y avait eu négociations et paiement de rançon, disaient-ils. Mais, pas de meurtre rituel.

Sur la scène intérieure

Au Canada, l'Afghanistan est devenu un enjeu entre les partis politiques et une préoccupation des Canadiens. Ces derniers se prononcent de plus en plus contre la présence de militaires canadiens dans ce pays. La grande question reste: le Canada retirera-t-il ses troupes de l'Afghanistan en février 2009, comme prévu? Pour l'instant, le premier ministre Harper résiste à la demande des partis de l'opposition de tenir un vote sur la mission.

Nos envoyés spéciaux se rendent régulièrement sur le terrain constater les progrès réalisés vers la démocratisation de ce pays.

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