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Danny Williams fait volte-face

Radio-Canada

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador s'excuse d'avoir dit que l'option souverainiste rendait la situation politique incertaine au Québec et offre maintenant à la province de participer au développement énergétique du Labrador.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, s'excuse des propos controversés qu'il a tenus sur le Québec à la fin septembre.

Pour convaincre Ottawa de l'aider à développer le potentiel hydroélectrique du Bas-Churchill, au Labrador, il avait alors déclaré que le Canada devait diversifier ses sources d'énergie pour être moins dépendant du Québec. Il avait ajouté que cette mesure était nécessaire compte tenu de la situation politique incertaine au Québec en raison de l'option souverainiste.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, M. Williams s'excuse d'avoir tenu de tels propos. « Si j'ai offensé quiconque au Québec, je m'en excuse. Et c'est avec honnêteté et sincérité que je le dis aux Québécois. »

Changement de stratégie

Habitué à la confrontation avec le Québec au sujet du développement et de l'utilisation des ressources dans la région du Labrador et de la Basse-Côte-Nord, M. Williams semble avoir adopté une nouvelle approche. Le premier ministre terre-neuvien propose maintenant un partenariat au Québec pour développer les ressources énergétiques du Labrador.

M. Williams n'a pas voulu donner de détails sur son offre, mais elle comprendrait l'utilisation par Terre-Neuve des lignes de transport d'Hydro-Québec pour vendre l'énergie du Labrador directement à l'Ontario et aux États-Unis. Il dit d'ailleurs avoir récemment discuté du développement du Bas-Churchill avec le premier ministre du Québec Jean Charest. Selon lui, les deux provinces sont prêtes à aller de l'avant dans le dossier.

Le projet du Bas-Churchill est très prometteur. À terme, il pourrait produire 2800 mégawatts d'électricité, soit trois fois plus que le projet d'Hydro-Québec sur la rivière Rupert.

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