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Encore bien du chemin à faire

Radio-Canada

Les Nations unies invitent les pays les plus riches à profiter de la Journée internationale contre la pauvreté pour réfléchir aux moyens de combattre ce fléau qui touche plus d'un milliard de personnes dans le monde.

Le 17 octobre 1987, des milliers de défenseurs des droits de l'homme se rassemblaient à Paris pour demander à la communauté internationale de s'unir pour faire échec à la pauvreté, marquant ainsi le coup d'envoi des Journées internationales contre la pauvreté.

Depuis, près de 20 ans plus tard, non seulement la pauvreté décime-t-elle toujours des populations entières, mais les organismes internationaux notent une aggravation généralisée du phénomène.

Chaque année, 9 millions de personnes meurent de faim ou de malnutrition, 1 milliard n'a pas accès à l'eau potable et plus de 1 milliard de personnes vivent dans la misère extrême avec moins d'un dollar par jour.

Pourtant, la communauté internationale s'était engagée, à l'occasion du Sommet du Millénaire, à réduire d'ici 2015 de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim, de freiner la progression du sida, de maîtriser le paludisme et de réduire de deux tiers le taux de mortalité infantile.

À mi-chemin, la Communauté européenne s'inquiète du fait que les objectifs sont loin d'être atteints et que les investissements promis ne se sont jamais concrétisés.

Pour un Davos de la pauvreté

À Montréal, le fondateur du Club des petits-déjeuners, Daniel Germain, veut profiter de la Journée internationale contre la pauvreté pour promouvoir une conférence organisée en novembre prochain et qui se consacrera à la lutte contre la pauvreté.

M. Germain voudrait faire de la métropole québécoise le rendez-vous international de lutte contre ce fléau.