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Au tour de Domtar

Radio-Canada

Les fermetures de quatre scieries en Abitibi et dans le Nord de l'Ontario provoqueront près de 950 pertes d'emploi. Les deux gouvernements promettent un plan d'aide pour bientôt.

Domtar annonce la fermeture de quatre scieries pour une période indéterminée.

En Abitibi, la scierie de Lebel-sur-Quévillon cesse officiellement ses activités dès aujourd'hui, bien que la production s'y soit terminée il y a deux semaines. Cette fermeture s'ajoute à celles des scieries de Matagami et de Val d'Or le 27 octobre, annoncées en août mais confirmées la semaine dernière.

La scierie de Nairn Centre, dans le Nord de l'Ontario, fermera ses portes vendredi. Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier affirme cependant qu'un quart de travail sera maintenu à l'usine de rabotage.

Au total, près de 500 travailleurs des scieries perdront leur emploi. La décision entraînera également la mise à pied de 450 travailleurs forestiers.

Domtar justifie sa décision par les coûts élevés de l'approvisionnement en bois et la baisse de la demande pour le bois et les copeaux.

L'annonce de Domtar survient au lendemain d'une annonce semblable d'Abitibi-Consolidated, qui ferme quatre scieries et élimine près de 700 emplois au Québec, soit 380 dans ses scieries et environ 300 autres dans ses opérations forestières sur la Côte-Nord.

Il y a deux semaines, Domtar annonçait la suppression de 116 postes à sa scierie d'Espanola, située à quelques dizaine de kilomètres de Nairn Centre.

Le Conseil de l'industrie forestière du Québec, qui réunit 14 sociétés et 85 % de la production, réclame du gouvernement une aide immédiate.

Toronto et Québec réagissent

Les difficultés des entreprises forestières provoquent des réactions dans les milieux politiques ontariens et québécois.

Le premier ministre Jean Charest promet qu'un plan d'aide pourrait être adopté d'ici la fin de la semaine au conseil des ministres. Il précise que le dossier des difficultés de l'industrie du bois d'oeuvre est devenu un « incontournable » pour son cabinet.

Le ministre du développement économique du Québec, Raymond Bachand, croit que la crise dans l'industrie forestière est temporaire.

« Il est clair que l'industrie forestière du Québec va demeurer un moteur de notre économie et va ressortir de cette période, dans 18 à 24 mois, plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui », a-t-il dit.

Quant au ministre québécois des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil, il affirme qu'il faut prendre des mesures pour atténuer les impacts de ces fermetures temporaires, mais prévient l'industrie: « Il ne faudrait pas non plus [...] qu'on annonce la fermeture de la même usine deux, trois et quatre fois. »

À Queen's Park, le gouvernement ontarien laisse entendre qu'il pourrait débloquer une somme supplémentaire pour venir en aide aux entreprises forestières d'ici deux semaines. L'aide de 220 millions annoncée l'hiver dernier n'a pas empêché de nombreuses fermetures d'usines dans le nord de la province.

Le ministre des Richesses naturelles de l'Ontario, David Ramsay, rencontre des représentants de l'industrie pour tenter de trouver des solutions au problème attribué au prix élevé de l'électricité, à la force du dollar canadien et à un ralentissement de la construction aux États-Unis.

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