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Dans les plates-bandes des Hells Angels

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de 300 gangs de rue comptent 11 000 membres au Canada, selon le dernier rapport du service canadien de renseignements criminels.

Une vingtaine de gangs de plus en plus multiethniques, comprenant près de 500 membres, contrôlent différents territoires à Montréal. Ils ont aussi des succursales ailleurs en province. Deux grandes familles demeurent importantes: les Bleus ou Crips, dont les châteaux forts sont Saint-Michel et Villeray, et les Rouges ou Bloods, concentrés à Montréal-Nord et à Rivière-des-Prairies.

À Saint-Jérome, Joliette, Gatineau, Québec ou Sherbrooke, les gangs de rue font de plus en plus d'incursions là où les bandes de motards font des affaires.

Les membres des gangs de rue ont longtemps servi d'hommes de main pour les motards et pour la mafia italienne. Aujourd'hui, l'élève dépasse le maître, explique la députée fédérale et criminologue Maria Mourani, qui a sillonné pendant plus de cinq ans tous les quartiers de Montréal pour rencontrer, dans le plus grand secret, de nombreux membres de gangs de rue. « Ils ont appris et ils ont compris que pour faire de la business, il faut couper les intermédiaires. »

En se procurant eux-mêmes des armes, ils démontrent également aux autres groupes criminels qu'ils ne sont plus leurs valets, mais qu'ils sont de plus en plus puissants et autonomes.

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