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Un mur contre les illégaux

Radio-Canada

Le président Bush a donné le feu vert à la construction d'un mur de 1200 kilomètres pour renforcer la frontière entre les États-Unis et le Mexique et pour y freiner l'immigration clandestine mexicaine.

Le Mexique a vivement réagi mercredi à la promulgation, par le président américain George W. Bush, de la loi autorisant la construction d'un mur le long de leur frontière commune.

Pour le président mexicain Vicente Fox, tout comme pour son successeur, Felipe Calderon, ce mur est « une honte » qui ne peut que porter ombrage aux relations entre les deux pays.

Les autorités mexicaines n'excluent pas, par ailleurs, une éventuelle contestation du projet américain devant les Nations unies.

Ce mur est la première concrétisation d'un vaste projet de loi sur l'immigration qui soulève la controverse aux États-Unis depuis des mois. Il servira essentiellement à renforcer et à combler les lacunes de l'actuelle frontière de 3200 kilomètres au sud des États-Unis.

La première phase de l'érection du mur de 1200 kilomètres de long devrait toutefois dépasser le budget prévu de 1,2 milliard. Ce projet s'inscrit dans un vaste budget de 35 milliards de dollars américains.

À quelques jours des élections au Congrès, les élus républicains à l'origine de ce projet espèrent séduire les Américains conservateurs, favorables à la répression de l'immigration clandestine.

Les autorités américaines souhaitent avoir complété leur mur d'ici au 31 décembre 2008.