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Mouvement en faveur du projet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un groupe de citoyens lance un mouvement intitulé À bon port, afin de sensibiliser la population aux avantages que présente le projet de terminal méthanier pour la région.

Un mouvement favorable au projet de terminal méthanier à Lévis Rabaska voit le jour sur la rive sud.

Le groupe À bon port s'est donné pour mandat de sensibiliser la population aux avantages que présente ce projet pour la région.

Ce regroupement fait en quelque sorte contrepoids aux opposants à ce projet qui se font entendre depuis 2004. Le groupe reproche aux opposants d'avoir offert des opinions « qui manquent de rigueur ». Le groupe À bon port compte 400 membres et se présente comme un mouvement populaire formé de citoyens et de représentants d'associations ou d'entreprises.

Il se dit convaincu de la nécessité de la réaliser ce projet, notamment en raison des centaines d'emplois générés par l'éventuelle construction du terminal méthanier et des retombés économiques pour la région.

L'instigatrice du mouvement, l'avocate Isabelle Tremblay, explique que bien que le projet de terminal méthanier soit connu depuis 2004, le groupe a préféré obtenir davantage de renseignements avant de prendre position sur un projet d'une telle envergure. Le groupe dit n'avoir aucune inquiétude sur les aspects sécuritaires du complexe méthanier.

Le regroupement se dit indépendant de Rabaska. Selon Isabelle Tremblay, les cartes de membres vendues au coût de 5 $ et les dons offerts par des organismes « totalement indépendants de Rabaska » constituent les deux sources de financement du mouvement.

Des questions sont soulevées quant à l'objectivité des porte-parole du groupe Régis Cauchon, vice-président du Groupe Océan, et Jean-Yves Bisson, du FIPOE affilié à la FTQ.

Mme Tremblay explique que ces membres ne cachent pas que leur organisation puisse titrer avantage de l'implantation d'un terminal méthanier dans la région, « mais on est premièrement un groupe de citoyens avec nos propres opinions et Messieurs Cauchon et Bisson agissent comme citoyens et non nécessairement au nom de leurs organismes », soutient-elle.

Selon Mme Tremblay, la grande majorité des membres du groupe habite la grande région de Lévis ou la rive sud.

Les opposants pas impressionnés

Les opposants au projet accueillent le groupe À bon port avec réserve. Ils ne croient pas qu'il puisse faire contrepoids à la vaste opposition mobilisée contre Rabaska.

Le porte-parole de Rabat-Joie, Yves Saint-Laurent, rappelle que les groupes GIRAM, Québec Vert-Kyoto, L'APPPEL, l'Association contre le port méthanier de l'île d'Orléans, l'AQLPA et Greenpeace, s'opposent au projet.

« Je pense qu'ils sont un peu isolés. C'est toujours la même gent économique qui veut des projets à tout prix parce que ça représente des gros sous », dit-il.

Consultation publique sur le projet

Par ailleurs, le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, a donné, mardi, le mandat au Bureau d'audience publique en environnement (BAPE) de mener une consultation publique sur le projet Rabaska.

Le ministre a signé un avis dans lequel il demande au BAPE de tenir des consultations préliminaires entre le 10 octobre et le 24 novembre prochain. Les véritables audiences publiques pourraient quant à elles se tenir d'ici la fin de l'année ou au début de 2007.

Ottawa sera aussi partie prenante de cet examen environnemental puisque le fleuve Saint-Laurent est de juridiction fédérale.

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