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Aux calendes grecques?

Radio-Canada

En entrevue au Téléjournal, le premier ministre réitère son engagement envers le règlement du déséquilibre fiscal, mais admet qu'il ne pourra peut-être pas le faire avant le printemps.

Stephen Harper n'exclut pas la possibilité de poursuivre au-delà du printemps les discussions avec les provinces sur le déséquilibre fiscal, si aucun accord n'intervient d'ici là.

Dans une entrevue accordée à Bernard Derome, le premier ministre du Canada réitère son engagement de régler la question, quitte à continuer les discussions plus longtemps que prévu.

Stephen Harper a par ailleurs pris quelque peu ses distances par rapport aux propos controversés de la gouverneure générale Michaëlle Jean.

Dans une entrevue accordée récemment à la Presse canadienne, Mme Jean déplorait notamment que les Québécois soient « déconnectés » du reste du Canada et leur enjoignait de mettre fin à cette attitude. Elle a prôné un rapprochement entre tous les citoyens du pays de façon générale, qui, selon elle, se connaissent mal.

Refusant de commenter spécifiquement le discours de la gouverneure générale ou de condamner ses incursions dans le débat politique, le premier ministre dit pour sa part surtout constater que les Québécois s'identifient plus à leur province que ne le font les autres Canadiens. « Il y a des différences [là-dessus] dans chaque province. Mais je pense que les Québécois, comme les autres Canadiens, ont des identités provinciales, des identités nationales ou fédérales », ajoute-t-il.

À cet égard, M. Harper affirme reconnaître les défis que pose le fédéralisme: « Je sais qu'avec le fédéralisme, on a toujours une bataille perpétuelle entre des identités. C'est la nature du fédéralisme. Mais je pense que le fédéralisme est le meilleur [système], le plus approprié pour les Québécois et les autres Canadiens qui partagent différentes identités ». Il estime par ailleurs que le débat sur la souveraineté du Québec « dure depuis trop longtemps ».

Stephen Harper réitère en outre son plaidoyer adressé le 21 septembre dernier à l'Assemblée générale de l'ONU, favorable à la mission internationale en Afghanistan. Il estime qu'aucun argument moral ne pourrait justifier le retrait des troupes canadiennes présentes en sol afghan et assure de nouveau que le Canada restera le temps qu'il faudra.

Interrogé sur la fusillade survenue au collège Dawson, à Montréal, le 13 septembre dernier, le chef conservateur admet que le port d'une arme « n'est pas un droit, c'est un privilège ». « On doit avoir une réponse pour minimiser la possibilité de ces événements à l'avenir », dit-il, sans aborder la question du registre des armes à feu.

L'intégrale de l'entrevue accordée par le premier ministre du Canada à Bernard Derome a été diffusée à 21 h et à 22 h, dans le cadre du Téléjournal.