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Frappe préventive du FRAPRU

Radio-Canada

Le FRAPRU dénonce l'intention de Québec d'utiliser les 187 millions de fonds fédéraux pour le logement social afin de récupérer ses propres investissement en la matière.

Des militants du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont manifesté dans une demi-douzaine de villes du Québec, lundi. Les bureaux montréalais de quatre ministres du gouvernement de Jean Charest ont notamment été ciblés par l'organisme qui dénonce les intentions de Québec en matière de logement social.

Les revendications du FRAPRU portent sur la somme de 187 millions de dollars alloués par le gouvernement fédéral au provincial pour la construction de logements sociaux. Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a précisé, selon le coordonnateur de l'organisme François Saillant, que l'argent alloué par le fédéral « ne doit pas servir au fonctionnement des logements sociaux existants, ne doit pas servir à des suppléments au loyer et ne doit pas servir à remplacer des investissements provinciaux et territoriaux dans le domaine du logement abordable. »

Or, le ministre des Finances du Québec, Michel Audet, a indiqué au FRAPRU que les 187 millions du gouvernement du Canada serviraient comme contribution pour financer des investissements déjà engagés ou qui seront injectés par Québec dans le logement social.

Confronté à cette note ministérielle de son homologue fédéral, M. Audet a assuré que l'argent d'Ottawa sera consacré à de nouveaux projets de logements sociaux. « Et là, si j'ai plus d'argent d'Ottawa, on va en ajouter, a-t-il expliqué. On s'est donné un plan. Là, Ottawa heureusement a annoncé dans son budget qu'il y aurait une fiducie pour ça. La fiducie va être dépensée dans [les] deux prochaines années, donc ça permettra dans les deux prochaines années d'en rajouter. »

Le ministre Audet a toutefois refusé de dire s'il allait aussi se servir de l'argent du gouvernement fédéral pour rembourser une partie des investissements de son gouvernement dans la construction de logements sociaux.