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La réplique d'Ahmadinejad

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président iranien défend le droit de son pays de développer l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, tout en accusant les puissances occidentales, surtout les États-Unis, de manipuler l'ONU à son profit.

Le président iranien a prononcé, mardi, un discours, devant la 61e Assemblée générale des Nations unies, dans lequel il a défendu le droit de son pays de développer l'énergie nucléaire.

« Toutes nos activités nucléaires sont transparentes, pacifiques et sous l'oeil attentif des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique », a déclaré Mahmoud Ahmadinejad.

M. Ahmadinejad a accusé les pays occidentaux de manipuler le Conseil de sécurité de l'ONU pour empêcher l'Iran de maîtriser la technologie nucléaire à des fins pacifiques, alors que États-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres pays profitent pourtant déjà de cette technologie. Dans une allusion aux États-Unis, il a aussi dénoncé « ceux qui ont produit des bombes atomiques et ont pour triste bilan de les avoir utilisées contre l'humanité ».

Le président iranien a aussi fustigé les puissances occidentales qui « imposent leurs politiques d'exclusion dans les mécanismes internationaux », et dit déplorer que les pays ne soient pas égaux devant le système de justice internationale. « Le détournement du Conseil de sécurité en instrument de menace et de coercition constitue en effet une source de grave préoccupation », a-t-il ajouté.

En outre, M. Ahmadinejad a reproché au Conseil de sécurité son incapacité à agir en Irak, rappelant que le pays occupant siège comme membre permanent à cet organe.

La délégation américaine s'est absentée de l'assemblée lors de l'allocution de Mahmoud Ahmadinejad. Plus tôt, lors de son arrivée à New York, M. Ahmadinejad a indiqué que Téhéran avait dit ne pas voir la nécessité d'accélérer les négociations actuelles sur la question nucléaire, et indiqué avoir des propositions pour « gérer le monde ». « Tout le monde est perturbé par l'atmosphère de menace, tension, confrontation, arrogance et haine, a-t-il dit. Ces choses ne peuvent amener le monde au calme et à une paix durable. ».

Bush plaide pour une approche musclée

Lors de son discours devant l'ONU, le président des États-Unis, George W. Bush, a abordé la question nucléaire iranienne en enjoignant à la communauté internationale d'imposer des sanctions à l'Iran si ce pays persistait à vouloir utiliser l'énergie nucléaire à des fins non pacifiques.

M. Bush a par ailleurs cherché à rallier la population iranienne en s'adressant directement à elle et en qualifiant son gouvernement de « principal obstacle » à sa prospérité et à sa liberté. Il a en outre accusé Téhéran de soutenir le terrorisme international. Le président de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, n'était pas dans la salle lors de cette allocution.

Le président américain a également appelé la communauté internationale à appuyer les gouvernements démocratiques au Proche-Orient. L'Irak et l'Afghanistan, qui ont tenu des élections en 2006, ont été cités par le président comme des « succès de la démocratie », malgré les violences qui persistent dans les deux pays et le risque de plus en plus évoqué de voir l'État irakien sombrer dans une guerre civile.

Plusieurs milliers de manifestants opposés à la guerre en Irak ont défilé mardi devant le siège de l'ONU. Plusieurs centaines d'autres se sont également rassemblés au même endroit pour montrer leur opposition au président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Chirac prône le dialogue

Lors de son allocution, le président français, Jacques Chirac, a de son côté estimé qu'en dépit d'une confiance « altérée » entre le régime de Téhéran et la communauté internationale, le dialogue devait prévaloir dans la crise sur le nucléaire iranien.

« Discutons afin d'entrer dans la négociation », a déclaré M. Chirac, alors que le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, et le négociateur iranien, Ali Larijani, poursuivaient leurs discussions en vue d'un règlement qui éviterait la prise de sanctions à l'encontre de Téhéran.

« Notre objectif n'est pas de remettre en cause les régimes. Il est d'assurer la sécurité dans le respect du droit international et de la souveraineté de chacun », a-t-il ajouté, à l'attention de la partie iranienne.

Harper et l'Afghanistan

Jeudi, ce sera au tour du premier ministre du Canada, Stephen Harper, de présenter sa politique étrangère aux membres de l'ONU. Il devrait abondamment parler de l'Afghanistan, où quatre autres soldats canadiens ont été tués lundi.

La question divise le Parlement, où le Nouveau Parti démocratique réclame le retrait immédiat des 2500 militaires canadiens. Les violences ont redoublé au cours des derniers mois en Afghanistan, et la résistance des talibans est beaucoup plus intense que prévu.

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