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Un pilote dénonce Jean Todt

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le pilote Norberto Fontana révèle que le patron de Ferrari a ordonné à Sauber de bloquer Jacques Villeneuve lors de la dernière épreuve de la saison en 1997 à Jerez, en Espagne.

Le 26 octobre 1997, au Grand Prix d'Europe, Jacques Villeneuve a remporté de façon spectaculaire le titre mondial, après une empoignade avec Michael Schumacher. On s'en souvient encore...

Neuf ans plus tard, Norberto Fontana, alors pilote Sauber, a fait la révélation à l'agence ANSA, le 11 septembre, qu'il a reçu l'ordre de bloquer Jacques Villeneuve.

Cet ordre est venu de Jean Todt, patron de Ferrari.

Dans cet entretien, le pilote argentin explique que « deux à trois heures » avant le début de la course, Jean Todt est entré dans les quartiers de l'équipe suisse, qui utilisait à l'époque les moteurs Ferrari.

« Les ordres de Ferrari étaient stricts. Il fallait bloquer Villeneuve si on se trouvait sur son chemin. Quel que soit le pilote (Sauber) », précise-t-il.

À Fontana le sale boulot

Le sort a voulu que ce soit lui. Fontana explique qu'il a donc bloqué Villeneuve le temps de trois à quatre virages au 31e tour, ce qui a coûté trois secondes au pilote canadien.

Les images vidéo sont très claires. À au moins deux reprises, le pilote Suaber aurait dû s'écarter pour laisser passer la Williams, mais il était resté dans la trajectoire afin de la ralentir.

D'ailleurs le commentateur britannique Murray Walker, dans son style inimitable, s'était d'ailleurs écrié: « une caisse de champagne de Ferrari à Sauber pour cette manoeuvre de Fontana ».

Ce qui n'a pas empêché Villeneuve de revenir sur Schumacher et de l'attaquer au 48e tour. Surpris, l'Allemand avait mal réagi et avait tenté de sortir le Canadien de la course.

La manoeuvre malhabile de Schumacher s'était retournée contre lui puisque c'est lui qui avait dû abandonner. Son geste anti-sportif lui avait valu d'être rayé du classement de cette saison 1997.

« Schumacher ne m'a jamais remercié, et Jean Todt a quitté le paddock après la course. Je ne lui ai plus jamais parlé », s'est rappelé le pilote argentin.

Le pilote argentin conclut que sa manoeuvre a terni sa réputation, lui qui en était seulement à sa quatrième course de F1. Il n'a pas trouvé de volant en 1998.

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