•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'association des étudiants critique la direction

Radio-Canada

Les élèves regrettent le manque de collaboration de la direction et saluent l'accueil offert par l'Université Concordia. Le directeur général du cégep juge que ces critiques sont trop sévères.

L'association étudiante du collège Dawson a tenu à s'exprimer publiquement, jeudi, au lendemain de la fusillade qui a fait deux morts et une vingtaine de blessés.

Sa présidente, Melanie Hotchkiss, a dit trouver anormal le fait que les étudiants n'ont pas été pris en charge par le cégep après avoir été évacués. Les jeunes de Dawson ont, dans bien des cas, quitté l'édifice sans leurs effets personnels.

Mme Hotchkiss a déploré le manque de communication et de collaboration de la direction du collège Dawson. « Où était le groupe d'intervention de l'administration de Dawson? », a pour sa part demandé son collègue de l'Université Concordia, Khaleed Juma.

Melanie Hotchkiss a affirmé que l'association tentait désormais de travailler avec la direction pour répondre aux besoins en soutien des étudiants touchés.

La présidente de la Dawson Student Union (DSU) a par ailleurs exprimé sa sympathie et présenté ses condoléances à tous les étudiants touchés, à leur famille et à leurs proches. Elle s'est dite attristée et consternée par cette tragédie.

L'association a remercié le regroupement des étudiants de Concordia, qui a immédiatement mis en place des structures d'accueil d'urgence. Ainsi, les étudiants évacués de Dawson ont pu recevoir nourriture, couvertures, boissons, billets d'autobus et même un service de navette.

La DSU a remercié les autres associations étudiantes montréalaises, dont la Fédération étudiante universitaire et la Fédération étudiante collégiale du Québec, qui ont offert un coup de main, ainsi que la Société de transport de Montréal et l'organisme Jeunesse au Soleil.

La direction qualifie les critiques de sévères

Pour sa part, le directeur général du Collège Dawson, Richard Filion, juge que ces critiques sont trop sévères. « J'ai la certitude que nous avons agi avec toute l'adresse dont nous étions [capables], dans ces circonstances imprévues et inusitées », a-t-il affirmé.

M. Filion a indiqué que le Collège travaillait en collaboration avec l'Hôpital général de Montréal pour mettre en place un service de soutien psychologique. Il a aussi assuré que son administration allait réévaluer son plan d'urgence et étudier la question de la sécurité.

Le directeur a affirmé que personne au Collège ne connaissait le tireur, et a dit ignorer la raison pour laquelle l'établissement avait été visé.

Il a confirmé que les cours et activités dans l'établissement étaient suspendus jusqu'à lundi. Il a ajouté que l'objectif était d'y rétablir un climat normal.

Richard Filion a ajouté que le personnel et les étudiants allaient être consultés pour déterminer la manière dont ils rendraient hommage aux victimes de la fusillade.

Le permier ministre du Québec, Jean Charest, s'est rendu au Collège Dawson à l'invitation de la DSU. Il était accompagné de ses ministres Jean-Marc Fournier et Jacques Dupuis ainsi que du député de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon. Ils ont rencontré des étudiants et la direction de l'établissement scolaire.