•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un retour à l'école chargé d'émotions

Les activités du collège Dawson vont reprendre graduellement lundi, cinq jours après la fusillade qui causé la mort de la jeune Anastasia De Sousa. Le directeur général du cégep, Richard Fillion, s'attend à une journée chargée d'émotions.

Les cours ne recommencent que mardi, mais les membres de la direction seront sur place lundi pour accueillir les étudiants qui viendront chercher leurs effets personnels, abandonnés dans la panique du tragique événement de mercredi dernier.

Des spécialistes seront également disponibles pour aider les jeunes aux prises avec des problèmes de stress, d'anxiété et de peur consécutifs à la fusillade. La présidente de l'Association étudiante du cégep, Mélanie Hotchkiss, a déclaré que plusieurs étudiants appréhendent le retour à l'école. Elle les encourage à aller chercher de l'aide, notamment au Centre d'aide aux étudiants mis sur place à l'Université Concordia.

Le programme d'aide psychologique pour les étudiants du collège Dawson et leurs proches mis sur pied par l'Hôpital général a déjà reçu quelque 160 appels.

Sept personnes toujours hospitalisées

Par ailleurs, le Centre universitaire de santé McGill a indiqué dimanche que sept personnes étaient toujours hospitalisées à l'Hôpital général de Montréal. La condition des deux patients qui ont été placés à l'unité des soins intensifs dans un état critique s'est un peu améliorée.

Au total, 11 des 19 blessés de la fusillade ont été accueillis à l'Hôpital général, soit 6 hommes et 5 femmes. Leur âge varie de 17 à 48 ans. Les victimes ont été atteintes d'un ou plusieurs projectiles à la tête, au cou, au thorax, à l'abdomen, aux bras et aux jambes. Huit autres personnes blessées ont été acheminées vers d'autres établissements hospitaliers.

Le CUSM recommande à toutes les personnes qui ont reçu des soins médicaux sur les lieux de l'incident de se rendre sans délai à un CLSC, une salle d'urgence d'un hôpital ou chez son médecin de famille pour un suivi médical.

L'heure est au recueillement

Une quarantaine d'amis et de camarades de classe d'Anastasia De Sousa, tuée dans la fusillade, se sont rassemblés samedi dans dans un temple pentecôtiste du quartier La Petite Patrie, à Montréal. Musique et prières étaient au rendez-vous.

C'est un ami d'enfance d'Anastasia De Sousa, Jeremy Bagot, qui a organisé la cérémonie à la mémoire de la jeune fille de 18 ans. Aînée d'une famille de trois enfants, elle venait d'entreprendre des études en commerce international.

Pour les étudiants qui souhaitent offrir leurs condoléances à sa famille, des autobus de la Société de transport de Montréal feront la navette à compter de lundi après-midi entre le collège Dawson et le Mausolée St-Martin, à Laval.

Les funérailles d'Anastasia De Sousa seront célébrées mardi matin à 11 h, en l'église Our Lady Czestochowa, avenue Gascon, à Montréal.

Les funérailles de l'auteur de la fusillade, Kimveer Gillson, devraient également avoir lieu dans les prochains jours. L'enquête policière a déterminé que l'homme de 25 ans a lui-même mis fin à ses jours après avoir été atteint au bras lors d'un échange de coups de feu avec les policiers.

Québec aidera les victimes

Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi qu'il fournirait de l'aide à toutes les personnes touchées, de près ou de loin, par la fusillade survenue au collège Dawson.

Les proches des victimes, tout comme ceux de l'assaillant, pourront donc être indemnisés, a confirmé le premier ministre Jean Charest, de passage au Vermont pour y rencontrer le gouverneur James H. Douglas.

Le régime québécois d'indemnisation des victimes d'actes criminels, qui n'a pas subi de changement depuis 1972, est en processus de révision. Québec a annoncé la mise sur pied d'un groupe de travail à cette fin le 5 septembre dernier.

Déjà, en mai dernier, le ministre de la Justice, Yvon Marcoux, a déposé un projet de loi augmentant le montant consenti aux proches des victimes pour les frais funéraires, et garantissant l'accès à des services d'aide psychologique. Le projet de loi n'a toutefois pu être adopté avant la fin de la dernière session parlementaire.