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« Un combat pour la civilisation », dit Bush

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À deux mois des élections de mi-mandat et devant l'impopularité de la guerre en Irak, le président Bush appelle les Américains à surmonter leurs divisions pour vaincre le terrorisme.

Dans son discours à la nation, diffusé lundi à l'occasion du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre, George W. Bush a fait un plaidoyer en faveur de la guerre contre le terrorisme en présentant les États-Unis en champions d'un « combat pour la civilisation ».

« On a appelé ce combat choc des civilisations. En vérité, c'est un combat pour la civilisation », a-t-il déclaré dans son allocution transmise par les grands réseaux américains.

Le président américain a appelé ses concitoyens à surmonter leurs divisions sur la légitimité des moyens employés dans la guerre contre le terrorisme et sur le bien-fondé de la guerre en Irak. Selon lui, le combat contre le terrorisme vise à « préserver le mode de vie des pays libres », et nécessite « un pays uni ».

« Nous devons donc mettre de côté nos différends et oeuvrer ensemble pour réussir l'épreuve que l'histoire nous fait subir. Nous vaincrons nos ennemis et nous conduirons le 21e siècle dans une période éclatante de liberté humaine », a-t-il affirmé.

M. Bush a également justifié cette lutte par sa volonté de répandre la démocratie au Proche-Orient. « Si nous ne remportons pas la victoire sur les terroristes aujourd'hui, nous laisserons à nos enfants un Proche-Orient regorgeant d'États terroristes et de dictateurs extrémistes dotés d'armes nucléaires », a-t-il dit.

« La guerre n'est pas finie, et ne le sera pas tant que nous ou les terroristes n'en serons sortis victorieux », a promis le chef de la Maison-Blanche. Il a assuré que les États-Unis captureraient Oussama ben Laden, le dirigeant du réseau Al-Qaïda, « peu importe le temps qu'il faudra ».

La Maison-Blanche avait précisé vendredi que ce « discours à la nation », le cinquième prononcé par M. Bush depuis son arrivée au pouvoir, serait un « discours apolitique » sur la signification du 11 septembre.

Le président américain mène actuellement une campagne d'envergure sur le thème de la lutte contre le terrorisme, à deux mois des élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour son parti. La majorité républicaine cherche à contrer l'impopularité de la guerre en Irak en faisant de sa présence militaire dans ce pays le « front central de la guerre contre le terrorisme ».

Irak: admettre l'erreur... et continuer

En ce qui concerne la guerre en Irak, M. Bush a admis que des erreurs avaient été commises et que Saddam Hussein n'était pas responsable des attentats du 11 septembre. Il a toutefois défendu la décision d'envahir le pays parce que « le régime de Saddam Hussein représentait une menace claire. Le monde est plus sûr parce que Saddam Hussein n'est plus au pouvoir ».

Par ailleurs, il a de nouveau rejeté un retrait militaire américain avant que « le travail ne soit terminé », ajoutant que « la sécurité de l'Amérique dépend de l'issue du combat mené dans les rues de Bagdad ».

« Quelles que soient les erreurs qui ont été commises en Irak, la plus grave serait de croire que, si nous retirions [nos soldats], les terroristes nous laisseraient en paix », a-t-il lancé. Un rapport du Sénat sur le déclenchement de la guerre contre l'Irak, publié vendredi, révèle que ce pays n'entretenait pas de relations avec Al-Qaïda et ne disposait pas d'armes de destruction massive.

Plus tôt en journée, George W. Bush a participé aux commémorations des attentats en se rendant en compagnie de son épouse Laura à New York, où il a observé une minute de silence à l'heure exacte des attaques contre le World Trade Center.

Il a également visité les deux autres sites des attaques: Shanksville, en Pennsylvanie, et le Pentagone, à Washington.

Bush veut l'appui du Congrès

Avant de prononcer son discours à la nation, le président Bush a appelé le Congrès à approuver son projet de loi sur les procédures devant permettre de juger les terroristes présumés. Le texte pourrait être examiné dès le début de la semaine prochaine.

En juin, la Cour suprême a statué que le précédent projet de loi violait les règles internationales et américaines. Le nouveau texte autoriserait le secrétaire américain à la Défense à convoquer des tribunaux militaires pour poursuivre les détenus de Guantanamo, des combattants faits prisonniers en Afghanistan.

Le directeur général de la CIA, le général Michael Hayden, a indiqué lundi que plus de 5000 présumés terroristes avaient été capturés ou tués depuis les attentats du 11 septembre. « Les hauts responsables d'Al-Qaïda ont été décimés et leurs successeurs se cachent ou sont en fuite », a-t-il ajouté.

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