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Kaboul se souvient du commandant Massoud

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs dignitaires afghans et étrangers rendent hommage à Ahmad Shah Massoud, leader militaire et charismatique de l'Alliance du Nord, assassiné il y cinq ans.

À Kaboul, de nombreux dignitaires afghans et étrangers ont souligné, samedi, le 5e anniversaire de l'assassinat du commandant Massoud, leader militaire et charismatique de l'Alliance du Nord.

Figure emblématique de la lutte contre les Soviétiques, puis contre les talibans, Ahmad Shah Massoud, a été tué le 9 septembre 2001 par deux kamikazes se réclamant d'Al-Qaïda. Une caméra piégée avait explosé lors d'une entrevue qu'il accordait dans son fief de la province de Takhar, dans le nord du pays.

« Grâce à son sacrifice, l'Afghanistan a été libéré a retrouvé son indépendance », a souligné le président Hamid Karzaï au cours de la cérémonie, qui se déroulait dans le grand stade de la capitale à l'ombre d'un gigantesque portrait de Massoud.

Avant la prise de Kaboul par les talibans, en 1996, celui qu'on surnommait le « lion du Panshir » occupait le poste de ministre de la Défense dans le gouvernement du président Rabbani.

Par la suite, il unifia en une armée semi-professionnelle les factions de l'Alliance du Nord, déchirées par des luttes fratricides qui menèrent à la guerre civile dans les années 1990 et, ultimement, au règne des talibans.

La mort du commandant Massoud est commémorée au moment où l'Afghanistan connaît la pire flambée de violence depuis la chute des talibans, en 2001.

Attentat-suicide sanglant

La capitale afghane a connu vendredi l'un des attentats-suicides les plus meurtrier depuis la chute des talibans.

L'explosion d'une voiture piégée au passage d'un convoi de trois véhicules militaires américains à proximité de l'ambassade américaine et de la Cour suprême afghane a fait 16 morts, dont deux soldats américains. On déplore aussi une trentaine de blessés.

Cet attentat vient rappeler au gouvernement afghan l'ampleur de l'insurrection talibane qui, déjà, embrase le sud et l'est du pays. Les auteurs de l'attentat, revendiqué par les forces talibanes, ont d'ailleurs choisi une cible très symbolique en commettant l'attaque près d'un monument commémoratif du commandant Massoud.

L'attentat de vendredi est survenu au lendemain d'une demande de renfort formulée par l'OTAN.

La résistance et la violence auxquelles se heurtent ses troupes dans le secteur sont telles que l'OTAN demandera maintenant aux 37 pays qui ont des troupes en Afghanistan d'envisager un redéploiement partiel vers le sud.

Le Conseil de Senlis soutient dans un rapport publié cette semaine que les talibans contrôlent dans les faits la moitié sud du pays et qu'ils gagnent du terrain. Selon l'organisation non gouvernementale, les talibans pourraient tenter de déstabiliser le régime en menant des attaques similaires à celle de vendredi dans la région de la capitale.

En 2006, 117 militaires étrangers ont perdu la vie en Afghanistan. Le Canada, qui déploie actuellement plus de 2000 soldats dans le secteur de Kandahar, a perdu 32 soldats depuis 2002.

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