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Revirement de Maria Mourani

Radio-Canada

Après avoir qualifié les opérations militaires israéliennes au Liban de crimes de guerre dans une entrevue à un quotidien montréalais, la députée bloquiste d'Ahuntsic se rétracte par communiqué.

La guerre au Liban ne finit pas de faire des vagues au pays.

La députée bloquiste d'Ahuntsic, Maria Mourani, qui a qualifié les opérations militaires israéliennes au Liban de crimes de guerre, s'est rétractée mercredi par voie de communiqué.

Le quotidien Le Devoir a publié mercredi une entrevue de la députée, Maria Mourani, dans laquelle elle accusait Israël d'avoir commis des crimes de guerre au Liban. Elle s'est appuyée sur ce qu'elle a vu lors de sa mission au pays du cèdre ainsi que sur les propos de Louise Arbour, la haute-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, ainsi que sur les constats d'Amnistie internationale.

Toujours mercredi, la députée a rendu public un communiqué où elle se rétractait: « Il appartient aux instances internationales dûment mandatées (les Nations unies) de définir ce qui constitue un crime de guerre et de qualifier de criminel de guerre l'une ou l'autre des parties impliquées dans un conflit armé », a-t-elle écrit.

« Je soutiens totalement la position équilibrée adoptée par le Bloc québécois depuis le tout début du conflit, à savoir que tant les enlèvements, les attaques aux missiles sur des populations civiles que les bombardements des villes étaient des actes répréhensibles », a précisé Mme Mourani dans le même communiqué.

Le premier ministre Stephen Harper a jugé « extrême » la déclaration de Maria Mourani au Devoir, a indiqué mercredi le porte-parole du chef conservateur, Dimitri Soudas.

Au cours du mois d'août, la députée d'Ahuntsic s'est rendue au Liban en compagnie de collègues du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique (NPD), à l'invitation du Conseil national des relations canado-arabes. Les députés avaient soulevé la controverse en soutenant que le Canada devrait ouvrir un « dialogue » avec le Hezbollah, considéré comme un groupe terroriste par Ottawa.

Toujours au sujet de la guerre au Liban, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a été accusé par l'ambassadeur d'Israël à Ottawa d'avoir causé des « torts irréparables » en participant à une marche pour la paix au Liban dans laquelle se sont glissés des partisans du Hezbollah.

Maria Mourani doit rédiger un rapport sur sa mission au Liban pour ses collègues du caucus.