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L'industrie se dote d'un code d'éthique

Radio-Canada

Le règlement interdit notamment aux entreprises de recourir au sexisme, d'évoquer la performance sexuelle ou d'associer l'alcool à la réussite sociale. Il permet aussi aux citoyens de porter plainte contre l'industrie.

L'industrie québécoise de l'alcool a désormais son code d'éthique. Le président d'Éduc'alcool, Jean-Guy Dubuc, en a fait connaître les principaux éléments, mardi.

Cette charte de responsabilité sociale touche l'emballage des produits alcoolisés, le marketing et ses cibles ainsi que les pratiques commerciales et promotionnelles.

Elle interdit notamment aux entreprises d'utiliser la teneur en alcool comme argument de vente, de recourir au sexisme, d'évoquer la performance sexuelle ou d'associer l'alcool à la réussite sociale.

La publicité ne doit pas contenir une image de personnes de moins de 25 ans, présenter un attrait pour les moins de 18 ans, ou encourager la consommation excessive.

Le code proscrit par ailleurs les rabais et les offres promotionnels ainsi que les pratiques commerciales qui incitent à une consommation rapide ou excessive d'alcool.

Ce règlement vise les fabricants, les détaillants, les distributeurs et les agents.

Par ailleurs, les citoyens pourront dorénavant porter plainte au Conseil d'éthique de l'industrie québécoise des boissons alcooliques, un organisme de cinq membres présidé par l'ancien président du Mouvement Desjardins Claude Béland.

Si une entreprise contrevient au code, le Conseil l'invitera à corriger la situation de la manière et dans le délai qu'il fixera. Si elle ne se ne conforme pas aux instructions du Conseil ou dans le cas de récidive répétée, les contrevenants s'exposeront au blâme public.

En adoptant un code d'éthique, Éduc'alcool entend « responsabiliser les Québécois dans leur relation à l'alcool ». L'organisme a invité les autres intervenants dans le domaine à y adhérer.

La Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec a déjà formellement signifié son accord. Les autres organismes sollicités doivent se prononceront sur le document dès septembre.