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Duceppe et Charest tentent de calmer le jeu

Radio-Canada

Répliquant à l'ambassadeur d'Israël, le chef du Bloc québécois affirme n'avoir jamais tenu de propos favorables au Hezbollah. Le premier ministre du Québec défend la tolérance des Québécois.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a tenu à remettre les pendules à l'heure au sujet de sa participation à la manifestation pour la paix au Liban, le 6 août dernier, à Montréal.

Répliquant à l'ambassadeur israélien au Canada, qui l'a accusé de « donner l'impression d'offrir son encouragement au Hezbollah », M. Duceppe dit avoir demandé au service d'ordre d'écarter de la marche les sympathisants du mouvement chiite libanais.

Ces derniers s'étaient immiscés parmi les quelque 15 000 manifestants, brandissant le drapeau du mouvement islamiste et lançant des slogans anti-israéliens.

Le leader souverainiste déplore que nombre d'entre eux y soient néanmoins revenus, mais rappelle avoir clairement dénoncé leur présence lors de son allocution.

Pour appuyer ses propos, Gilles Duceppe a brandi une lettre que lui a adressée le Comité Canada-Israël. On y dit avoir apprécié sa dénonciation du Hezbollah comme organisation terroriste ainsi que son plaidoyer pour son désarmement, passage obligé en vue du retour de la paix au Proche-Orient.

M. Duceppe croit que cette lettre est plus représentative de la pensée de la communauté juive au pays que celle de l'ambassadeur israélien Alan Baker. Il reproche à ce dernier de ne pas avoir bien pris connaissance des événements survenus le 6 août dernier.

Il ajoute que, dans ce conflit, la position du Bloc québécois a toujours été qu'il y avait urgence de conclure un cessez-le-feu entre les belligérants, ce qui a finalement été obtenu par l'ONU à la fin de semaine dernière.

Réactions à Québec

Jean Charest est venu à la défense de la tolérance des Québécois en affirmant que les débats au Québec se faisaient sereinement et pacifiquement. Il a affirmé, lors d'une conférence de presse portant sur un autre sujet, qu'il ne marcherait jamais au côté de sympathisants du Hezbollah, mais qu'il était difficile de tout prévoir.

M. Charest a de plus qualifié de grossièreté l'affirmation d'une chroniqueuse du National Post sur l'appui de plus en plus grand au Québec au groupe terroriste Hezbollah.

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