•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le cerveau lié à Al-Qaïda

Radio-Canada

Pendant que Londres est toujours en état d'alerte maximale, Rashif Rauf, un Britannique d'origine pakistanaise, est désigné comme le chef de l'opération terroriste déjouée par les autorités britanniques.

L'enquête sur le complot terroriste visant à faire exploser en vol des avions de ligne à destination des États-Unis se poursuit, pendant que le niveau d'alerte maximal est maintenu à Londres.

Un militant présumé d'Al-Qaïda, arrêté au Pakistan cette semaine, est maintenant désigné comme le cerveau de ce complot. Il s'agit de Rashif Rauf, un Britannique d'origine pakistanaise. Il était sous surveillance depuis un certain temps.

La télévision américaine ABC a indiqué que la police britannique recherchait toujours cinq autres suspects, dont Matiur Rehman, 29 ans, présenté comme un artisan clé du projet terroriste.

Les 24 suspects arrêtés jeudi en lien avec ce projet ont été interrogés par la police britannique, vendredi. L'une de ces personnes a été libérée et aucune accusation n'a été retenue contre elle, ont annoncé les autorités. Une cour de justice britannique statuera lundi sur le sort d'une autre personne actuellement détenue.

La Banque d'Angleterre a par ailleurs rendu publique l'identité de 19 des suspects et indiqué qu'elle avait gelé leurs comptes bancaires. Ils sont tous Britanniques, originaires d'Asie du Sud et sont âgés de 17 à 35 ans.

Les services de sécurité britanniques ont révélé que les terroristes planifiaient trois vagues d'explosions en plein vol, soit une par heure. Elles n'ont cependant pas indiqué si les explosions étaient prévues au-dessus de l'Angleterre, de l'Atlantique ou de villes américaines.

Ces sources ont ajouté que des explosifs liquides devaient être dissimulés dans des bouteilles de boissons énergétiques que les suspects prévoyaient transporter dans leurs bagages à main.

Selon les autorités américaines, ces kamikazes potentiels étaient surveillés par la police depuis huit mois et n'étaient plus qu'à quelques jours du passage à l'acte. Le quotidien The Guardian a indiqué que le complot a pu être déjoué grâce à l'interception d'un ordre de déclenchement des attentats en provenance du Pakistan.

Londres est toujours en état d'alerte maximale. Bien que la situation se soit calmée par rapport à jeudi, les files d'attente, les annulations et les retards causent encore des problèmes, ont indiqué samedi des responsables des aéroports britanniques.