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Un complot de dimension mondiale

Le complot terroriste visait à faire exploser en plein vol des avions de transporteurs aériens américains reliant Londres des villes aux États-Unis. En Grande-Bretagne, 24 suspects sont arrêtés. Des arrestations ont également lieu au Pakistan.

Un peu plus d'un an après des attentats meurtriers dans son réseau de transport en commun, Londres doit à nouveau faire face à la menace terroriste.

La police britannique a annoncé, jeudi, avoir arrêté 24 personnes ayant planifié des attentats terroristes contre des avions à destination des États-Unis. Ils sont tous citoyens britanniques, 22 sont d'origine pakistanaise, un autre est d'origne iranienne et le dernier d'origine bangladaise.

Deux responsables américains de la lutte antiterroriste ont cité United Airlines, American Airlines et Continental Airlines comme certaines des lignes aériennes visées. Selon le directeur du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, Michael Chertoff, les présumés terroristes auraient eu l'intention de se servir d'explosifs liquides pour réussir leurs attaques.

Selon le chef adjoint de Scotland Yard, Paul Stephenson, les présumés terroristes voulaient transporter les explosifs dans leurs bagages à main. M. Stephenson a indiqué que l'opération policière se poursuivait en banlieue de Londres et à Birmingham, dans le centre du pays.

Scotland Yard a aussi indiqué que l'enquête dans cette affaire avait été menée en collaboration avec d'autres pays. Le ministère des Affaires étrangères du Pakistan affirme que les services secrets du pays ont procédé à plusieurs arrestations. Des responsables gouvernementaux et des services de renseignement pakistanais précisent que l'arrestation, il y a plusieurs semaines, d'un militant islamiste près de la frontière qui sépare l'Afghanistan et le Pakistan a permis l'obtention d'informations qui ont contribué à mettre au jour le complot. D'autres hauts responsables pakistanais indiquent que deux ou trois personnes ont été arrêtées à Lahore et à Karachi au cours des derniers jours.

En Grande-Bretagne, la décision d'agir a été prise mercredi soir, après que l'enquête eut atteint un point critique, selon un autre porte-parole de la police.

Les services de sécurité ont placé jeudi l'aéroport international de Heathrow en état d'alerte critique, le plus élevé des cinq niveaux possibles. La situation y était chaotique, en pleine saison des voyages.Tous les vols en provenance et à destination d'autres pays européens ont été suspendus.

Sécurité maximale

Des mesures strictes de contrôle des bagages ont été mises en place. Ainsi, les passagers n'étaient autorisés à transporter qu'un sac de plastique, idéalement transparent et à ne garder rien dans leurs poches, en plus d'être fouillés au corps.

Les passagers pouvaient amener leur portefeuille, passeport, lunettes, médicaments, clés et articles pour bébé, entre autres, mais en les gardant toujours à vue. Aucun liquide n'est toléré à bord, mis à part le contenu des biberons pour enfant, qui doit être goûté par l'un des passagers accompagnateurs.

Heathrow est l'aéroport le plus fréquenté d'Europe, accueillant quelque 67 millions de passagers par année.

Les États-Unis ont également relevé le niveau d'alerte au rouge, le maximum, pour les vols en provenance de Londres. Pour ceux qui proviennent d'autres pays, le niveau est à l'orange, un cran en dessous.

La Maison-Blanche, qui était au courant de l'existence du complot depuis dimanche dernier, n'a d'ailleurs pas tardé à voir dans le complot éventé par les Britanniques la marque du réseau terroriste Al-Qaïda. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, a pour sa part estimé que tout ceci représentait une menace directe pour les Américains.

Le 7 juillet 2005, des attentats terroristes ont frappé le métro et un autobus à Londres, faisant 56 morts et 700 blessés.